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  • CP / 1,5°C : 14 collectivités et 4 associations mettent Total en demeure pour manquement au devoir de vigilance en matière climatique

    Communiqué de presse – le 18 juin 2019

    A la suite d’une réunion avec la direction et le PDG de Total, quatorze collectivités territoriales (1), accompagnées par les associations Notre Affaire à Tous, Les Eco Maires, Sherpa et ZEA, mettent la multinationale Total en demeure de se conformer à la loi sur le devoir de vigilance, en prenant les mesures nécessaires pour faire face au dérèglement climatique.

    Le 23 octobre 2018, treize collectivités et les quatre associations interpellaient Total face à l’absence de toute référence au changement climatique dans son premier plan de vigilance, malgré son obligation légale de prendre des mesures propres à prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement.

    Le coût global de l’adaptation se chiffre, pour les années à venir, à plusieurs centaines de milliards de dollars annuels selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) (2) dont une grande partie devra être supportée par les villes. C’est donc bien d’une double injustice dont sont victimes les collectivités, au nom de leurs citoyen-nes : celle d’être les premières impactées par les conséquences du changement climatique, et celle d’en payer le prix fort. Face à l’injustice, citoyen-nes et collectivités demandent à Total de prendre sa juste part de responsabilité dans l’action face à la crise climatique.

    Si le nouveau plan de vigilance de Total, publié en mars 2019, mentionne le changement climatique, les mesures annoncées sont clairement insuffisantes, en-deçà des efforts nécessaires au respect des objectifs internationaux reconnus par l’Accord de Paris, comme le démontre le rapport publié le 29 mai dernier “Total : la stratégie du chaos climatique” (3). Aucune volonté de faire évoluer ce plan ne semble ressortir de la réunion qui a rassemblé ce jour les représentant-es des collectivités et des associations avec la direction du groupe.

    Si d’ici trois mois (soit le 19 septembre), Total ne présente toujours pas de mesures de réduction de gaz à effet de serre adéquates, les collectivités qui le souhaiteront ainsi que les associations les accompagnant pourront assigner la multinationale française en justice pour qu’il lui soit enjoint, le cas échéant sous astreinte, de réduire ses gaz à effet de serre et de se mettre en conformité avec la loi et l’Accord de Paris.

    Le communiqué de presse au format PDFTélécharger Le dossier de presse de la mise en demeureTélécharger

    Contacts presse :

    1. Arcueil, Bayonne, Bègles, Bize-Minervois, Champneuville, Correns, Est-Ensemble Grand Paris, Grande-Synthe, Grenoble, La Possession, Mouans-Sartoux, Nanterre, Sevran et Vitry-le-François
    2. Voir le rapport de l’UNEP : https://www.un.org/sustainabledevelopment/blog/2016/05/unep-report-cost-of-adapting-to-climate-change-could-hit-500b-per-year-by-2050/ . Une limitation du réchauffement à 1,5°C par rapport à 2°C permettrait encore de prévenir la survenance de dommages estimés à hauteur de 8 à 13 trillions de dollars américains en 2050″ voir , H. MCKINNON, 1.5°C: IEA’s scenarios will fail, need urgent review says letter from experts, business leaders, 2019.
    3. “Total : la stratégie du chaos Climatique”, Notre Affaire à Tous, 350.org et les Amis de la Terre France, avec le soutien d’Attac France, Sherpa, les Ecomaires, l’Observatoire des Multinationales, publié le 29 Mai 2019 https://notreaffaireatous.org/wp-content/uploads/2019/05/RapportTOTAL_2019.05.28_CMJN300dpi_compressed.pdf
  • Appel des Maires pour le climat

    Appel des maires pour le climat

    Nos collectivités mènent des politiques d’adaptation et d’atténuation afin de limiter nos émissions de gaz à effet de serre et de permettre aux générations futures de vivre sur les territoires de leurs parents. Cet effort commun pour respecter l’objectif inscrit dans l’Accord de Paris de limiter le réchauffement « nettement en dessous de 2°C » doit être partagé par tous, et en particulier par ceux qui sont historiquement responsables d’une partie non négligeable des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    Nous ne pouvons en effet pas décemment exiger des collectivités locales et des citoyens de porter seuls les efforts nécessaires pour sauver le climat.

    Les 25 multinationales les plus polluantes de la planète sont responsables de plus de 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serreL’entreprise Total en fait partie. En tant que major de l’énergie, elle est à elle seule responsable de près de 0,9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre à travers les produits qu’elle met à disposition des consommateurs. Sa responsabilité pour limiter les effets du changement climatique doit être à la hauteur de sa contribution historique et de son poids politique et économique.

    Force est de constater que le compte n’y est pas. Total ne s’engage pas dans une trajectoire de baisse des émissions permettant de limiter le réchauffement à +1,5°C, comme le requiert l’Accord de Paris, et de prévenir les risques d’atteintes graves à l’environnement, aux droits humains et à la santé et la sécurité des personnes résultant du changement climatique. Alors que la jeunesse mondiale presse les responsables politiques et économiques pour pouvoir vivre dignement sur une planète qui ne soit pas transformée en étuve, Total continue à investir plusieurs milliards d’euros par an dans des énergies fossiles, devenues mortifères alors qu’elle pourrait préparer l’avenir en s’engageant uniquement sur des projets de production d’énergies renouvelables.

    Le temps nous est désormais compté. Dans une trentaine d’année, nous devrons vivre dans un monde neutre en carbone dans lequel les émissions résiduelles seront intégralement compensées. Dans ces conditions, pourquoi continuer à investir dans la recherche de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, destinés à nous alimenter en énergies fossiles bien au-delà de cet horizon de 2050 ?

    Les enfants qui viennent au monde aujourd’hui auront alors à peine 30 ans. Il est de notre responsabilité de leur garantir les mêmes options que nous, sans avoir à subir les effets catastrophiques d’une hausse incontrôlée des températures et à supporter des coûts faramineux pour tenter de s’y adapter.

    Telles sont les raisons pour lesquelles, en ce 18 juin 2019, nous lançons un appel à l’ensemble des élus, maires, présidents de collectivités afin qu’ils s’associent à nous pour demander à Total de baisser rapidement ses émissions afin de limiter le réchauffement à +1,5°C.

    Signataires :

    Christian Métairie, Maire d’Arcueil, Jean-René Etchegaray, Maire de Bayonne, Clément Rossignol Puech, Maire de Bègles, Alain Fabre, Maire de Bize-Minervois, Daniel Lefort, Maire de Champneuville, Michaël Latz, Maire de Correns, Gérard Cosme, Président de l’établissement public territorial Est Ensemble, Damien Carême, Maire de Grande-Synthe, Eric Piolle, Maire de Grenoble, Vanessa Miranville, Maire de La Possession, Pierre Aschieri, Maire de Mouans-Sartoux, Patrick Jarry, Maire de Nanterre, Stéphane Blanchet, Maire de Sevran et Jean-Pierre Bouquet, Maire de Vitry-le-François.

    Le guide d’action pour les collectivités territoriales élaboré par Notre Affaire à Tous vous indique la marche à suivre pour vous aussi rejoindre ces territoires qui interpellent TOTAL.

     

    Vous êtes une collectivité ? Rejoignez-nous en envoyant un mail à contact@ecomaires.com ou contact@notreaffaireatous.org



  • Offre d’emploi chargé-e de mission administratif et financier Notre Affaire à Tous

    Intitulé de mission : Chargé-e de mission administratif et financier

    Missions :

    • Gestion administrative et financière de l’association
    • Appui à la vie associative

    Tâches:

    Administratif et financier :

    • Démarches administratives diverses
    • Gestion des ressources humaines (candidatures, gestion des contrats et des salaires)
    • Gestion logistique des locaux (espaces de bureaux partagés)
    • Comptabilité
    • Recherche de financements et suivi des relations aux bailleurs. Rédactions des demandes de financement, négociation des conventions, mise en place des contreparties.
    • Gestion de la collecte des dons, des relations donateurs-rices, mise en place et suivi de campagnes ad-hoc de “crowdfunding”. Mise en place d’une stratégie de développement des dons.

    Appui à la vie associative :

    Dépendant des compétences et envies du / de la candidat-e, et de besoins temporaires exigés par l’activité de l’association, le-a chargé-e de la gestion administrative et financière de l’association pourra être amené-e à apporter un soutien ponctuel à l’organisation de la vie associative (organisation de temps statutaires ou de prise de décision, appui aux groupes de travail, organisation événementielle ou communication/représentation)

    Profil recherché :

    Vous êtes sensible aux questions environnementales et partagez les valeurs de justice climatique et sociale défendues par notre association. Une bonne connaissance de la gestion financière et administrative dans le milieu associatif est requise, ainsi qu’une expérience dans la levée de fonds. Des compétences et/ou une envie de s’investir sur le projet associatif et les batailles que nous menons. Très bon niveau d’anglais écrit et excellentes capacités rédactionnelles requises.

    Contexte :

    Notre Affaire à Tous est une association créée en 2015 ayant pour objet d’agir pour le climat et le vivant par le biais du droit. Nos différents projets sont portés par des groupes de travail bénévoles. Dans ce contexte, l’équipe salariée constitue un support essentiel à l’activité associative et favorise le bon fonctionnement du collectif. En raison de l’implication bénévole il est fréquent que nous organisions des réunions ou des événements le soir ou le week end, l’équipe salariée y est généralement mobilisée.

    Modalités :

    CDD de 6 mois, prise de poste dès que possible, transformable en CDI Rémunération : base SMIC € brut pour temps plein – possibilité temps partiel à négocier Candidature à envoyer avant le lundi 10 juin à 12h à contact@notreaffaireatous.org avec l’objet “candidature chargé-e de mission” Lieu : Bureau partagé au sein de La Base d’action écologique et sociale, 31 rue Bichat, Paris.

    Pour plus d’information sur Notre Affaire à Tous : https://notreaffaireatous.org

  • 6 juin 2019 / Newsletter n°2 : La jeunesse prend d’assaut les Cours !

    Pour le deuxième numéro de la newsletter des affaires climatiques, Notre Affaire à Tous met en lumière la jeunesse devant les tribunaux ! Parce que les jeunes et futures générations subiront de plein fouet le dérèglement du climat et en seront parmi les premières impactées ! De l’Affaire Juliana aux Etats-Unis, à l’affaire Pandey en Inde, en passant par les jeunesses canadienne, colombienne et pakistanaise, nous montrons que les jeunes se mobilisent et activent le levier juridique pour la protection de leurs droits et leur avenir !  

    L’ambition de cette newsletter ? Donner les moyens à toutes et tous de comprendre les enjeux de telles actions en justice, face à l’urgence climatique ! Abonnez-vous pour recevoir, chaque mois, les actualités et informations sur ces affaires qui font avancer, partout dans le monde, nos droits et ceux de la nature face aux dégradations environnementales et climatiques : le combat qui se joue dans les tribunaux est bien celui de la défense des pollués face aux pollueurs, nouvel enjeu du XXIe siècle.

    Le 25 mars 2017, une jeune fille de neuf ans, de la région indienne de l’Uttarakhand, Ridhima Pandey, a décidé de lancer une action en justice visant la responsabilité climatique de l’Etat indien, accusé de ne pas avoir conduit des politiques efficaces pour limiter le réchauffement climatique. Si des mesures ne sont pas prises rapidement contre l’urgence climatique, les jeunes et futures générations, dont elle fait partie, seront victimes du dérèglement du climat. Pourtant, elles ne font pas partie des processus de décision, et le gouvernement a échoué à prendre des mesures pour faire appliquer les normes environnementales. 

    Un recours a donc été déposé en son nom auprès du National Green Tribunal de l’Inde. Plus précisément, la procédure judiciaire a été entamée dans le but d’établir l’insuffisance des politiques indiennes d’atténuation vis-à-vis d’une série d’obligations nationales et internationales. Le recours met en évidence que les engagements prévus par l’Accord de Paris n’ont pas été sérieusement transposés au niveau interne. Le recours se fonde à la fois sur la constitution indienne et sur la doctrine du Public Trust. Cette dernière est mobilisée pour soutenir que l’Etat est tenu de préserver l’environnement et les équilibres écologiques tant pour les générations présentes que futures, au titre du principe d’équité intergénérationnelle. 

    La jeune requérante demande au juge de prononcer une injonction adressée au gouvernement indien pour qu’il soit tenu de revoir à la hausse l’ambition des politiques climatiques nationales, et notamment l’inclusion de l’impact sur le climat en tant que paramètre d’évaluation environnementale ainsi que la création d’un inventaire des émissions de gaz à effet de serre au niveau national et la définition d’une trajectoire de compensation et de réduction des émissions. La procédure est actuellement en cours. Une décision est attendue dans les prochains mois. 

    Le 12 août 2015, un groupe de 21 jeunes plaignant-es toutes et tous âgé-es de moins de 19 ans, dont la voix est portée par Kelsey Rose Juliana, et accompagné par Our Children’s Trust et Earth Guardians, a déposé une plainte constitutionnelle devant la Cour du District de l’Oregon contre l’inaction climatique du gouvernement fédéral des Etats-Unis, violant ainsi leurs droits constitutionnels à la vie, à la liberté et à la propriété. Les requérant-es et associations se fondent également sur la doctrine du Public Trust. Selon cette doctrine, certaines ressources ne peuvent faire l’objet d’une appropriation privée, et doivent recevoir une protection de l’Etat. 

    La juge Ann Aiken a joué un grand rôle dans cette affaire, reconnaissant le 10 novembre 2016 la recevabilité du recours en admettant, d’une part, l’existence d’un lien de causalité entre les changements climatiques et le fait du gouvernement, et d’autre part, en reconnaissant que les autorités fédérales ont la charge de protéger et de préserver les ressources communes à tout le vivant, pour les générations présentes et futures. Cependant, le jugement fut reporté à de nombreuses reprises suite à l’action de blocage du gouvernement qui n’a eu de cesse de tenter de ralentir la procédure, voire de la faire échouer, à travers l’utilisation de tous les mécanismes à sa disposition. 

    Suite à cela, la Cour d’appel du 9ème Circuit avait le 7 janvier 2019 accordé une procédure accélérée aux requérants. Cela a permis la tenue de l’audience des parties devant cette même Cour ce mardi 4 juin 2019.

    Notre Affaire à Tous a récemment rédigé une tribune sur cette affaireà lire ici.

    Le 26 novembre 2018, l’organisme à but non lucratif ENvironnement JEUnesse (“ENJEU”), a déposé une plainte devant la Cour supérieure de la Province de Québec, District de Montréal, contre le gouvernement du Canada. L’organisation, essentiellement constituée de jeunes, travaille à la sensibilisation de la jeunesse sur les questions environnementales à travers des projets éducatifs. 

    Elle considère que le gouvernement du Canada, par l’absence prise de mesures radicales pour la protection du système climatique, a violé les droits fondamentaux des membres du groupe, inscrits à la Charte canadienne des droits et libertés et la Charte québécoise des droits et des libertés de la personne : le droit à la vie, à l’intégrité et à la sécurité, le droit à un environnement sain et respectueux de la biodiversité, et enfin le droit à l’égalité. D’une part, l’organisation considère que la cible de réduction de gaz à effet de serre du gouvernement n’est pas suffisamment ambitieuse pour éviter des changements climatiques dangereux, et d’autre part, les actions de celui-ci ne permettent pas l’atteinte de cette cible, pourtant déjà insuffisante. 

    Elle se fonde notamment sur les engagements pris par le gouvernement canadien lors des conférences internationales, des discussions et de l’adoption de l’Accord de Paris. Les alertes des scientifiques sont également au centre du recours afin de montrer la violation évidente de ces droits. La demande d’autorisation sera entendue le 6 juin 2019 par le juge Gary D.D. Morrison de la Cour Supérieure du Québec à Montréal. 

    Un groupe de 25 enfants, accompagné de l’association colombienne Dejusticia, a intenté une action en justice à l’encontre de l’Etat colombien au motif que ce dernier ne garantit pas leurs droits fondamentaux à la vie et à l’environnement. En effet, malgré les engagements internationaux de la Colombie de réduire la destruction des forêts, les statistiques les plus récentes montrent que la déforestation a augmenté de plus de 44 % entre 2015 et 2016. Les plaignants ont utilisé un dispositif spécial pour que leur requête soit étudiée dans de très courts délais par la Cour Suprême. Pour ce faire, ils ont plaidé une violation de leurs droits constitutionnels. 

    Dans sa décision du 5 avril 2018, la Cour Suprême colombienne ordonne à la présidence et aux ministères de l’environnement et de l’agriculture de créer un “pacte intergénérationnel pour la vie de l’Amazonie colombienne”. Ce pacte devra être construit avec la participation des plaignants, des communautés affectées et des scientifiques. Afin de protéger ce qu’elle reconnaît comme un “écosystème vital”, la Cour Suprême colombienne a reconnu l’Amazonie colombienne comme une entité « sujet de droit”. Elle a ordonné au gouvernement de mettre fin à la déforestation, lui rappelant son devoir de « protéger la nature et le climat » au nom « des générations présentes et futures ».

    Asghar Leghari, agriculteur pakistanais de 25 ans, a formé un recours d’intérêt public devant la Haute Cour de Lahore contestant l’inaction du gouvernement fédéral pakistanais et du gouvernement de la province de Punjab face au changement climatique. Le requérant reproche au gouvernement de ne prendre aucune mesure d’exécution de la politique nationale relative au changement climatique de 2012 (National Climate Change Politcy”), ni du Cadre de mise en oeuvre de la politique relative au changement climatique (“Framework for Implementation of Climate Change Policy”) (2014-2030).

    Le 4 septembre 2015, la Cour acte la responsabilité du gouvernement pakistanais dans le retard dans l’exécution du Cadre d’action climatique, en violation des droits fondamentaux de ses citoyens. La Cour impose aux ministres de présenter une liste des actions d’adaptation qui peuvent être réalisées dans les mois qui suivent, et institue une Commission sur le changement climatique composée de représentants des ministères, des ONG, et d’experts. Le 14 septembre 2015, elle nomme expressément les membres de la Commission sur le Changement Climatique.

    Un groupe de sénateurs français a récemment déposé un rapport relatif à l’adaptation de la France au changement climatique. Il part du constat que le “choc” climatique est inévitable et qu’il faut s’y préparer. D’après le rapport, les politiques d’atténuation sont, certes utiles, mais insuffisantes face à ce qui attend le pays. Il est indispensable d’adopter des mesures capables d’atténuer les chocs sur les territoires et la population. Ainsi, le rapport relève l’incidence qu’aura la crise climatique sur les sols, les ressources en eau, la santé ou encore les activités économiques. Il constate l’existence, aujourd’hui, de fondements réglementaires et scientifiques prompts à permettre le développement de politiques d’adaptation. Il fait référence à des outils qui permettent aux acteurs de terrain d’évaluer leur vulnérabilité en la matière et d’élaborer les réponses appropriées à leur échelle. 

    A l’international, le 14 mai 2019, un groupe de peuples autochtones des îles du Détroit de Torres a déposé une plainte sans précédent auprès du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, contre l’inaction climatique de l’Australie, suite au non-respect des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre du pays définis par l’Accord de Paris, constituant ainsi une violation de leurs droits humains.

  • 2 mai 2019 – Newsletter n°1 : Partout dans le monde la justice climatique avance !

    Ce vendredi 3 mai, Notre Affaire à Tous lance une newsletter mensuelle sur les affaires climatiques à travers le monde ! Parce que le levier juridique face à l’urgence climatique est de plus en plus mobilisé sur tous les continents. Parce que Notre Affaire à Tous s’inscrit dans un mouvement mondial : celui des actions en justice pour le climat, contre les crimes environnementaux, mais aussi pour la reconnaissance des droits de la nature. Parce que les citoyen-nes, les associations, les juristes se tournent vers les tribunaux pour faire respecter leurs droits, ceux des générations futures et de la nature. Ensemble, ils dénoncent l’inaction et le manque d’ambition des Etats en matière climatique, et engagent la responsabilité des entreprises les plus polluantes.

    L’ambition de cette newsletter ? Donner les moyens à toutes et tous de comprendre les enjeux de telles actions en justice, face à l’urgence climatique. Elle est destinée aux citoyen-nes, aux juristes, aux académiques, à toutes celles et ceux qui souhaitent s’emparer du sujet de la justice climatique sous le prisme du droit. 

    Abonnez-vous pour recevoir, chaque mois, les actualités et informations sur ces affaires qui font avancer, partout dans le monde, nos droits et ceux de la nature face aux dégradations environnementales et climatiques : le combat qui se joue dans les tribunaux est bien celui de la défense des pollués face aux pollueurs, nouvel enjeu du XXIe siècle.

    Urgenda Foundation v. State of the Netherlands

    En 2015, la Fondation Urgenda et 886 citoyens néerlandais ont demandé aux juges de reconnaître un devoir de diligence qui s’imposerait aux Pays-Bas, qui n’avait pas fait assez pour lutter contre le réchauffement climatique. L’enjeu de court-terme : le réhaussement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 17 à 25% à horizon 2020 par rapport à l’année 1990. L’enjeu réel : l’instauration d’une obligation de protéger les citoyens et la nature du réchauffement climatique et des activités polluantes, au nom de la solidarité entre les citoyens néerlandais avec les citoyens du monde, et l’ensemble du vivant. 

    Le 24 juillet 2015le tribunal de La Haye a donné raison aux requérants. Il a souligné la « gravité des conséquences du changement climatique et du risque majeur qu’un changement climatique se produise ». Dans la foulée de cette décision, de très nombreux partis politiques se sont réunis pour proposer la loi climatique la plus ambitieuse des pays développés : en visant 95% de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Le 9 octobre 2018, la Cour d’Appel de la Haye a confirmé cette décision historique

    Lahore High Court, Ashgar Leghari v. Federation of Pakistan

    Asghar Leghari, agriculteur pakistanais, a formé un recours d’intérêt public devant la Haute Cour de Lahore contestant l’inaction du gouvernement fédéral pakistanais et du gouvernement de la province de Punjab face au changement climatique.  

    Le 4 septembre 2015, la Cour acte la responsabilité du gouvernement pakistanais dans le retard dans l’exécution du Cadre d’action climatique, en violation des droits fondamentaux de ses citoyens. La cour impose aux ministres de présenter une liste des actions d’adaptation qui peuvent être réalisées dans les mois qui suivent, et institue une Commission sur le changement climatique composée de représentants des ministères, des ONG, et d’experts. Le 14 septembre 2015, elle nomme expressément les membres de la Commission sur le Changement Climatique. 

    Cour constitutionnelle de Colombie, "Tierra Digna"

    Début 2015, l’association Tierra Digna, travaillant avec l’association Foro Interétnico Solidaridad Choco et différents Conseils de Communautés Afro-Colombiennes du bassin de la rivière Atrato, ont introduit une demande en justice dite “action en tutelle” pour obtenir l’arrêt de l’usage intensif de méthodes d’extraction minière et d’exploitation illégale des forêts devant les juridictions administratives colombiennes.  

    La Cour Constitutionnelle colombienne rend sa décision le 10 novembre 2016, et l’annonce en mai 2017. Elle crée un “précédent” dans le monde juridique, en jugeant que les autorités publiques ont failli dans leur obligation de protection constitutionnelle, et que le gouvernement est responsable d’une violation du droit à l’eau et à l’alimentation des communautés vivant dans le bassin du fleuve Atrato. Elle pose le droit à l’eau comme un droit constitutionnel faisant partie du droit à vivre dans la dignité. Enfin, fait inédit, la Cour introduit le concept de droit bioculturel dans le droit constitutionnel colombien. Elle reconnaît l’interdépendance entre la nature, les ressources naturelles et les cultures ethniques des peuples indigènes et pose les droits bioculturels comme une condition préalable à la protection des droits des communautés indigènes et ethniques. 

    La Cour ordonne au gouvernement de mettre en oeuvre des mesures sans délai, d’établir un plan d’arrêt des activités minières illégales, un plan pour rétablir les formes traditionnelles de subsistance, contrôler le degré de contamination de la rivière, ainsi qu’une commission de sauvegarde du fleuve Atrato. 

    Dejusticia : décision du 5 avril 2018

    Un groupe de 25 enfants, accompagné de l’association colombienne Dejusticia ont intenté une action en justice à l’encontre de l’Etat colombien au motif que ce dernier ne garantit pas leurs droits fondamentaux à la vie et à l’environnement. En effet, malgré les engagements internationaux de la Colombie de réduire la destruction des forêts, les statistiques les plus récentes montrent que la déforestation a augmenté de plus de 44 % entre 2015 et 2016. Les plaignants ont utilisé un dispositif spécial pour que leur requête soit étudiée dans de très courts délais par la Cour Suprême. Pour ce faire, ils ont plaidé une violation de leurs droits constitutionnels. 

    Dans sa décision du 5 avril 2018, la Cour Suprême colombienne ordonne à la présidence et aux ministères de l’environnement et de l’agriculture de créer un “pacte intergénérationnel pour la vie de l’Amazonie colombienne”. Ce pacte devra être construit avec la participation des plaignants, des communautés affectées et des scientifiques. Afin de protéger ce qu’elle reconnaît comme un “écosystème vital”, la Cour Suprême colombienne a reconnu l’Amazonie colombienne comme “une entité de sujet de droit”. Elle a ordonné au gouvernement de mettre fin à la déforestation, lui rappelant son devoir de « protéger la nature et le climat » au nom « des générations présentes et futures ». 

    Earthjustice Yellowstone Gold mine : 12 avril 2019

    Earth Justice est la plus grande et la première association pour la protection de l’environnement aux Etat-Unis. Cette association réunit une multitude d’associations.  Son rôle est de représenter ses clients dans le combat pour l’écologie. En avril 2019, la Cour du District du Montana a annulé un permis d’exploitation de mine d’or qui aurait permis à l’entreprise canadienne Lucky Minerals Inc. d’exploiter une carrière dans l’Emigrant Gulch au Nord du Parc national de Yellowstone, dans le Montana.  

    La Cour a jugé que le permis d’exploitation violait d’une part, le droit public de l’environnement et d’autre part, le droit de « Public Participation« , qui permet aux citoyen-nes de prendre part aux décisions environnementales. Ces deux droits sont reconnus dans la constitution du Montana. La Cour a jugé que l’action de Lucky Minerals Inc. pouvait porter atteinte à la qualité de l’eau, à la faune et la flore. Cette décision fait primer la protection de la nature sur l’exploitation minière et le profit. Elle se fonde, pour cela, sur des droits inscrits dans la constitution du Montana. 

    Waorani : 26 avril 2019 – Tribunal pénal de Puyo

    Le peuple autochtone Waorani compte 4 800 membres, et est propriétaire d’environ 8000 km2 de jungle, une petite partie de l’Amazonie équatorienne. La loi reconnaît leur souveraineté, même si le sous-sol appartient à l’Etat. L’exploitation pétrolière est un pilier de l’économie du pays mais a détruit son écosystème. La tribu des Waorani avait déposé un recours contre le gouvernement équatorien contre le projet d’ouvrir 1800 km2 de leur territoire à l’exploitation pétrolière. Selon les Waorani, leur consultation n’avait pas été faite dans le respect de la procédure inscrite dans la constitution. Le gouvernement lui, au contraire, plaidait qu’il avait toutes les autorisations nécessaires. 

    Le 26 avril 2019, la tribu des Waorani a remporté une grande victoire contre le géant pétrolier argentin Tecpetrol. Le tribunal a validé le recours intenté par la tribu. Il a jugé que ce projet violait le droit constitutionnel des peuples à l’autodétermination et à être consultés sur l’extraction des ressources non renouvelables dans leur habitat. Par conséquent, le tribunal de Puyo a enjoint l’Etat de mener une nouvelle consultation publique conforme aux exigences de la Cour Interaméricaine des droits de l’Homme. L’Etat a déjà fait savoir qu’il fera appel de la décision

    Revue de presse

    Le droit comme dernier outil de protection des communs planétaires ? Alors que les recours liés aux conséquences du changement climatique se comptent en milliers, on voit apparaître des tentatives pour faire reconnaître la nature comme sujet de droit. 

    Récemment, ce fut, par exemple, le cas du lac Erié aux Etats-Unis. Pour lutter contre la pollution que subit le lac, dûe aux substances toxiques déversées par les fermes usines qui l’entourent, des citoyens américains ont voté pour que lui soit octroyé le statut de sujet de droit. Valérie Cabanes nous explique pourquoi ce statut pourrait permettre une meilleure protection des écosystèmes. Dans la même veine de prise de conscience quant à l’existence d’une crise écologique, la ville de Kingston, au Canada, est la troisième ville Canadienne à se déclarer en “urgence climatique”. Pour le maire, cette déclaration permet d’affirmer que l’urgence constitue une priorité stratégique dans la politique de la ville. 

    Sans doute que nous constaterons, dans les mois et années à venir, l’apparition d’autres initiatives de ce type, tant le droit commence à être considéré comme un moyen prompt à lutter contre la crise environnementale.

  • Juliana devant la Cour d’Appel de Portland

    Exercising my ‘reasoned judgment,’ I have no doubt that the right to a climate system capable of sustaining human life is fundamental to a free and ordered society.” – U.S. District Judge Ann Aiken

    En ce jour, la phase d’audience des parties dans l’affaire qui oppose Juliana aux Etats-Unis, aura lieu devant la Cour d’appel du Neuvième Circuit des Etats-Unis (U.S. Ninth Circuit Court of Appeals) à Portland dans l’Oregon.

    Afin de recontextualiser cette nouvelle étape de la procédure, il est important de rappeler les débuts de l’affaire : C’est en août 2015 que tout a commencé. Un groupe de 21 jeunes, alors âgé-es de 19 ans et moins, leur voix portée particulièrement par la jeune femme Kelsey Cascadia Rose Juliana, décida de poursuivre le gouvernement des Etats-Unis en justice par le dépôt d’une plainte constitutionnelle déposée devant la Cour du District de l’Oregon, aux côtés des associations « Our Children’s Trust » et « Earth Guardians« .

    La Cour américaine entrouvre la porte à la justice climatique

    Le principal argument des plaignants consiste à soulever que les actions du gouvernement, qui contribuent de fait au changement climatique, ont un sérieux impact, violant alors leurs droits fondamentaux et constitutionnels à la vie, à la liberté et à la propriété. Au sein de cette affaire, les juges Thomas Coffin et Ann Aiken ont joué un rôle majeur, notamment en rejetant les motions de rejet (requêtes faites par le gouvernement à la Cour visant à rejeter le recours), invoquées par le gouvernement et les industriels fossiles.

    Le 30 juillet 2018, la Cour suprême des Etats-Unis (U.S. Supreme Court), la juridiction la plus élevée du pays, juge unanimement en faveur du groupe de jeunes plaignant-es.

    En plus des dégradations et crimes contre l’environnement commis et autorisés par l’administration Trump, par l’autorisation de projets climaticides et le retrait de l’Accord de Paris, le gouvernement conservateur a activé tous les leviers pour retarder le moment où il devra faire face aux tribunaux pour l’atteinte aux droits constitutionnels des plaignant-es que constitue la politique – ou la non-politique – climatique américaine.

    Face au blocage politique, les jeunes plaignant-es, derrière Juliana, ont marqué leur détermination en février 2019, en demandant à la Cour d’ordonner au gouvernement de ne pas délivrer de permis ni de contrats miniers pour l’extraction de fer, d’hydrocarbures offshore etc. Une manière de rappeler que la décision de la Cour est un levier capable de stopper, de prévenir, le cas échéant de sanctionner, le gouvernement de telles actions climaticides.

    Nous sommes là.

    Alors que les jeunes plaignant-es feront face ce jour à la Cour d’appel du Neuvième Circuit des Etats-Unis, le soutien que nous pouvons leur apporter est essentiel. L’histoire qu’est en train d’écrire l’administration américaine en niant la possibilité pour ces jeunes d’avoir accès à la justice et à un avenir n’est pas celle que nous souhaitons raconter aux générations à venir. Ce n’est pas l’histoire que nous laisserons s’écrire sous nos yeux.

    Nous sommes là.

    Et nous ne sommes pas là pour faire du plaidoyer auprès de gouvernements qui marcheront d’un pas en avant pour reculer de deux le lendemain.

    Nous ne sommes pas là pour bloquer, encore une fois, un projet climaticide alors même que trois autres sont en construction ailleurs.

    Nous ne sommes pas là pour contester une loi mettant en danger l’environnement alors même que c’est tout un système qui est à déconstruire.

    Dans le monde entier, nous sommes là, et nous levons pour exiger des normes juridiques contraignantes en matière climatique et environnementale, qui fera advenir la justice pour toutes et tous. Aujourd’hui, nous exprimons notre soutien et solidarité pour tou-tes celles et ceux qui, en France et ailleurs dans le monde, défendent la possibilité d’un monde différent devant les Cours de justice en notre nom à tou-tes.

    Aujourd’hui, ces jeunes vont faire face aux juges de la Cour d’appel de Portland. Mais ils et elles ne seront pas seul-es. Ils seront aux côtés des 881 plaignant-es qui ont contraint le gouvernement Néerlandais à réhausser ses objectifs climatiques en 2015; aux côtés des 10 familles qui ont porté plainte face aux institutions Européennes en mai 2018 pour manquement à la protection de leurs droits humains fondamentaux face aux dégradations environnementales et climatiques; aux côtés de l’agriculteur péruvien qui fait face à l’entreprise allemande RWE, aux côtés des deux millions de signataires de l’Affaire du Siècle qui soutiennent l’action en responsabilité face à l’Etat Français, garant de l’Accord de Paris; aux côtés des millions de jeunes mobilisé-es pour leur droit à un avenir dans les rues et écoles du monde entier, aux côtés de Ridhima, Dinesh, Anne, Raphaël… qui se sont levés courageusement pour leurs droits à la dignité et à un environnement sain.

    Le seul temps qu’il nous reste est le temps de l’action immédiate. Aux côtés de Juliana et des 21 jeunes plaignant-es de #YouthVsGov, nous sommes déterminé-es à affronter nos gouvernements et dirigeant-es devant les tribunaux, si ceux-ci continuent à dépasser les lignes rouges garantissant la protection de nos droits et ceux de la nature face au changement climatique.

    Et nous ne sommes pas là pour pleurer quelques larmes de témoignage dans une opération de communication devant les juges. Nous sommes là pour gagner.

  • Multinationales / Rapport Total : Revue de presse

    Le jeudi 28 mai 2020, Notre Affaire à Tous et Sherpa maintiennent la pression sur le géant de l’énergie fossile en déposant un signalement à l’autorité des marchés financiers le jour de l’assemblé général de Total ! Dans cette revue de presse, vous retrouverez tout les articles de presse en lien avec notre action contre Total et le greenwashing développé par la firme.

    Reporterre, le quotidien de l’écologie, 28 mai 2020 / Total se rêve en vert ? Les associations détruisent son écoblanchiment ! 

    Le groupe pétrolier et gazier Total tient son assemblée générale des actionnaires ce vendredi 29 mai. L’entreprise a récemment publié de nouveaux engagements climatiques, vertement critiqués par les associations de protection de l’environnement. Elles dénoncent une stratégie de communication trompeuse depuis plusieurs années. Lire la suite >

    Actu environnement, 28 mai 2020 / Total et action climatique : un signalement à l’Autorité des Marchés financiers

    Les associations Notre Affaire à tous et Sherpa ont déposé, jeudi 28 mai, un signalement du groupe Total auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Les deux ONG dénoncent « les omissions, inexactitudes et contradictions de l’information financière de Total, concernant en particulier les risques financiers liés à la transition énergétique ». Lire la suite >

    Notre Affaire à Tous, accompagnée de deux autres ONG, a publié ce mardi 28 mai un rapport pour dénoncer la stratégie climatique de façade du géant pétrolier Total

    Environnement Magazine, 31 mai 2019 / Des ONG dénoncent la stratégie climatique de Total 

    Trois ONG, Notre Affaire à Tous, 350.org et les Amis de la Terre France ont publié ce mardi 28 mai un rapport analysant la stratégie climatique du géant pétrolier Total. Elles y dénoncent une « stratégie de façade, absolument incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris ». Lire la suite >

     

    France Info, 29 mai 2019 / Total : des écologistes s’invitent à l’assemblée générale des actionnaires

    L’assemblée générale des actionnaires du groupe Total s’est déroulée mercredi 29 mai. L’occasion pour des militants écologistes de s’inviter à la table pour faire entendre leurs revendications. Lire la suite >

    La Relève et la Peste, 29 mai 2019 / La stratégie du groupe pétrolier Total : vers un « chaos climatique »

    A lui seul, le groupe Total est à l’origine de plus de 0,9% des émissions mondiales chaque année, soit l’équivalent des deux tiers des émissions de la France. Lire la suite >

    Les Echos, 29 mai 2019 / Le réchauffement climatique s’invite aux assemblées générales des pétroliers 

    Les ONG veulent faire de la réunion d’actionnaires de Total ce mercredi une caisse de résonance pour les questions d’environnement. BP, Shell et d’autres grands groupes pétroliers font face à une pression croissante de certains investisseurs sur ces sujets. Lire la suite >

    Mediapart, 29 mai 2019 / Climat : Total s’expose à des risques juridiques imminents 

    Objectifs indigents de réduction de ses émissions de CO2, investissements massifs dans les hydrocarbures, double discours sur la réalité de ses engagements climatiques : Total sort étrillé du rapport d’ONG publié à l’occasion de l’assemblée de ses actionnaires ce mercredi 29 mai. Lire la suite >

    Reporterre, 28 mai 2019 / Total pointée comme une « major du chaos climatique » 

    Trois ONG – 350.org, les Amis de la Terre, Notre Affaire à Tous – ont publié, mardi 28 mai, un rapport analysant la stratégie climatique du géant pétrolier Total. Cette publication, qui survient la veille de l’assemblée générale du groupe, montre « une stratégie de façade, absolument incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris ». Lire la suite >

    France Culture, 28 mai 2019 / Journal de 12h30 – UE, après les élections, les grandes manoeuvres

    A partir de la 20ème minute, écoutez le replay de l’émission dédié au rapport « Total : la stratégie du chaos climatique ». Ecouter le podcast >

    AEF Info, 28 mai 2019 / Trois ONG dénoncent la stratégie climatique « de façade » de Total

    La stratégie climat du groupe Total est « une stratégie de façade », dénoncent les ONG Notre Affaire à Tous, 350.org, et les Amis de la Terre, dans le rapport « Total, la stratégie du chaos climatique ». Lire la suite > 

    Observatoire des multinationales, 28 mai 2019 / Total et le climat : les masques tombent 

    A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de Total, le grand écart est plus évident que jamais entre les prétentions du groupe à être une « major pétrolière responsable », alignée sur les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, et le cynisme avec lequel il poursuit l’exploitation de nouveaux gisements de pétrole et de gaz partout sur la planète. Lire la suite >

  • Censure à l’AG de Total : la collusion au mépris des droits des citoyen-nes

    Au lendemain de la publication du rapport “Total, la stratégie du chaos climatique”, des membres de l’association Notre Affaire à Tous ont souhaité alerter les actionnaires sur les activités dévastatrices du groupe. Ils en ont été empêché par la police et la direction du groupe.

    A 8h30 mercredi matin une poignée de membres de l’association Notre Affaire à Tous ont souhaité distribuer aux actionnaires des résumés du rapport expliquant les risques juridiques et financiers pris par Total en matière climatique. La police leur a interdit de distribuer les documents et leur a sommé de quitter les lieux au mépris de leur droit d’expression.

    Les cinq membres de l’association présents ont subi un contrôle d’identité pendant trois quart d’heure et ont été menacé de garde à vue. Chef d’accusation encouru : attroupement susceptible de troubler l’ordre public. Distribuer des documents dans la rue constitue pourtant droit fondamental. La censure des membres de Notre Affaire à Tous par l’Etat afin de protéger Total est particulièrement inquiétante. La distribution n’a pu se faire que longtemps après devant la sortie de métro Ternes, lorsque l’afflux vers l’AG était déjà presque déjà terminé.

    Paul Mougeolle, rédacteur du rapport indique : “Le dispositif de sécurité était complètement disproportionné. Nous souhaitions simplement informer les actionnaires des risques économiques qu’ils encourent. Le double discours de Total ne permet pas aux actionnaires de comprendre les risques auxquels l’entreprise les expose, ainsi que toutes celles et ceux qui se mobilisent pour un futur possible. Il est important que les parties prenantes sachent que la stratégie climat de Total n’est qu’une façade incompatible avec l’Accord de Paris. Cela est donc évidemment regrettable que nous ne puissions pas exercer notre droit d’expression.”

    Pendant que Total se targue d’être la “major de l’énergie responsable”, les méga-projets gazier que la multinationale développe sont associés à de nombreuses violations des droits humains des communautés locales. Le gaz n’est ni une énergie “propre” ni “de transition”. L’acquisition récente d’importants actifs au Mozambique, alors qu’il s’agit d’une véritable bombe climatique, dans un pays qui vient déjà de subir les conséquences les plus lourdes du dérèglement climatique est dramatique. C’est certainement ces vérités qu’ils cherchent à étouffer.

    Clémence Dubois, porte-parole pour 350.org réagit : “Visiblement, l’Etat fait plus de zèle pour protéger les pollueurs que l’intérêt général. Si Total peut développer de nouveaux projets fossiles qui rendent impossible un futur souhaitable, c’est qu’il bénéficie du soutien formel de l’Etat et du gouvernement qui laissent la multinationale faire usage de son pouvoir outrancier dans les champs diplomatique, économique, universitaire, social et culturel. Nous appelons les institutions à rompre leurs liens et leur complicité avec l’un des principaux destructeurs du climat.”

    Contacts presse :

  • L’Affaire du siècle recrute un-e chargé-e de communication et mobilisation digitale (7 mois à mi-temps)

    Intitulé du poste : CDD Un-e chargé-e de communication et mobilisation digitale (7 mois à mi-temps)
    Domaine : Web
    Annonce publiée le : 28 mai 2019

     

    Dépôt de la requête sommaire au tribunal administratif, Paris. L’affaire du siècle.

    Vos missions :

    En décembre 2018, Notre Affaire à tous, La Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France et Oxfam France ont lancé un recours juridique contre l’État français pour inaction face au changement climatique “L’Affaire du Siècle” (ADS). Cette initiative a recueilli en quelques semaines plus de 2,1 millions de signatures de soutien.
    Les 4 organisations recherchent un-e chargé-e de communication digitale et mobilisation en ligne dans le cadre de cette campagne.

    Sous la responsabilité du Comité de pilotage de la campagne composé de représentant-e-s des 4 organisations, vos principales missions seront les suivantes :
    – Conseil stratégique et mise en œuvre de la communication en ligne sur “l’Affaire du Siècle”, – Conseil stratégique pour le parcours d’engagement des signataires en cohérence avec la stratégie décidée par le collectif
    Rédaction et intégration des e-mailings, relations avec le-la prestataire pour les besoins graphiques,
    – Suivi des envois d’e-mails avec le prestataire d’envoi (délivrabilité, gestion et mise à jour de la bas de données),
    – Reporting statistiques sur le site, les envois d’e-mailings et les réseaux sociaux,
    – Conseil, animation et optimisation du site web (mise en ligne des actualités et et documents produits par l’Affaire du Siècle, propositions d’optimisation),
    – Coordination du traitement de la boîte mail (coordination des réponses entre les 4 ONG, mise à jour de la FAQ),
    – Animation du groupe de travail web/Réseaux Sociaux composé de représentant-e-s des 4 ONG pour faire vivre le campagne sur les réseaux sociaux (compte Twitter, Facebook et Instagram de l’ADS, en partenariat avec les chargé-es de RS des organisations).

    Votre profil :

    Vous êtes particulièrement sensible au problématiques liées au changement climatique et comprenez les enjeux environnementaux.
    Vous disposez d’une première expérience en tant que de chargé-e de communication en ligne et community management, idéalement dans le secteur associatif.
    Vous maîtrisez parfaitement les techniques éditoriales web (blog, emailing, RS…) et possédez de solides connaissances des outils analytics, du CMS WordPress et des systèmes d’envois d’e-mailing.
    De nature dynamique et autonome, vous saurez faire preuve de réactivité et d’une forte adaptabilité afin de mener à bien les missions qui vous seront confiées par le comité de pilotage de la campagne.

    Conditions d’accueil :
    Poste basé à Paris à pourvoir dès Juin 2019 dans le cadre d’un CDD 7 mois à mi-temps.

    Rémunération :
    Salaire mensuel brut de 1.560 euros par mois sur 13 mois (au prorata), pour un mi-temps.
    Titres-restaurant d’une valeur faciale de 9 euros (participation de 60% par l’employeur), prise en charge à 50% de l’abonnement transport Ile-de-France ou indemnité kilométrique vélo, complémentaire-santé.

    Vous êtes intéressé-e et correspondez au profil que nous cherchons ?
    Transmettez-nous votre CV et lettre de motivation au plus tard le 05 juin 2019.


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  • 29 mai 2019 – Quels sont les impacts sociaux du dérèglement climatique ?

    Quels sont les impacts sociaux du dérèglement climatique ? Dans un contexte de crise sociale, avec les mobilisations des Gilets Jaunes et la prégnance du slogan : « Fin du monde, fin du mois, même combat », nous mettons en lumière les inégalités environnementales que subissent d’ores et déjà les citoyen-nes français-es. Sachant que réussir une transition écologique, signifie réussir une transition sociale. Santé, logement, participation et accompagnement : tous nos droits sont touchés, affectant d’abord les plus précaires et renforçant les inégalités

    Ce numéro de la revue de presse a pour but de présenter à la fois les impacts liés au changement climatique et aux dégradations environnementales, puisque celles-ci se cumulent et se renforcent. En effet, un monde affecté par le changement climatique est aussi un monde plus pollué : l’exposition moyenne aux particules fines, par exemple, a augmenté de 11,2% depuis 1990, selon The Lancet

    Pour combattre les inégalités, sociales et climatiques, il nous faut les connaître. C’est le sens de cette revue de presse élaborée par les bénévoles de Notre Affaire à Tous, qui revient chaque mois sur les #IMPACTS différenciés du changement climatique, sur nos vies, nos droits et ceux de la nature.  

    • Des impacts sur nos corps : allergies et maladies infectieuses, le duo menaçant

    Pourquoi une recrudescence des allergies ? D’une part car le réchauffement climatique a tendance à augmenter la quantité de pollen émise : plus les températures sont élevées sur une période donnée, plus la pollinisation des végétaux est précoce et les quantités de grains émises importantes. D’autre part, l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère entraîne un développement plus rapide et vaste des plantes. La répartition des espèce évolue aussi, à l’image de l’ambroisie, historiquement présente dans le sud et centre de l’Europe, qui commence à s’implanter en Europe du Nord. Les orages, dont la fréquence a tendance à augmenter avec le réchauffement climatique, peuvent aussi provoquer la fragmentation des grains de pollen et libérer des allergènes dans l’air, entraînant une exacerbation des crises d’asthmes. Parmi les personnes touchées, 63% n’ont pas d’antécédents d’asthme, d’après l’agence Santé Publique France. 

    Ainsi, la quantité de pollen concentrée dans l’atmosphère ne cesse de croître depuis 1987. Conséquence directe ? Le nombre d’allergies en France a triplé depuis 20 ans. Des impacts qui en entrainent d’autres, comme l’asthme allergique, souvent tardivement diagnostiqué, notamment chez les populations ayant le moins accès aux soins. 

    Les maladies infectieuses aussi se propagent avec le réchauffement climatique. En tête des maladies liées au climat ? Le choléra, dont la bactérie est liée à 9 composantes climatiques, et la maladie de Lyme, liée à 7 facteurs climatiques. Températures, humidité, niveau de précipitations, tous ces aléas peuvent être responsables de telles propagations, qui concernent surtout les maladies vectorielles. La dengue, le chikungunka, le zika, la fièvre jaune, maladies provenant du moustique-tigre, gagnent de nouveaux territoires chaque année. En 2019, la dengue a particulièrement touché l’Ile de la Réunion. C’est en 2014 qu’une première étude établissait le lien direct entre changement climatique et émergence d’une maladie avec l’ulcère de Buruli en Guyane, infection qui connait des pics épidémiques lors des épisodes El Niño.  

    Des maladies dont nous pensions être protégé-es vont aussi aussi refaire surface avec la fonte des calottes glaciaires, provoquée par la hausse du niveau des mers. Ce phénomène va également modifier la propagation des virus. La fonte du permafrost, le sol normalement gelé toute l’année, va menacer les populations en libérant des bactéries et virus oubliés, qu’ils emprisonnent depuis des millénaires. comme l’anthrax. Mais face aux multiples études, les chercheurs restent toutefois divisés quant au rôle du réchauffement planétaire sur la diffusion des épidémies.  

    • Impacts psychologiques du changement climatique 

    Le terme d’éco-anxiété a fait parler de lui ces derniers mois, mais de quoi s’agit-il ? Militant-es, scientifiques, citoyen-nes, de plus en plus de personnes se sentent angoissées et bouleversées face à l’urgence climatique : un stress aux conséquences physiques comme mentales. Le chercheur Per Espen Stoknes revient sur ce concept dans Marianne : il s’agit pour lui d’anxiété plus que de peur, car le phénomène est plutôt “invisible”, à la fois “partout et nulle part”. Pour éviter d’affronter l’angoisse d’une catastrophe climatique, les mécanismes de protection du cerveau sont multiples : fuite, dissonance cognitive, dénigrement des études, humour…, le risque étant que les personnes touchées arrêtent tout effort pour lutter contre ce phénomène global.  

    A l’échelle individuelle, cette “éco-anxiété” peut redéfinir des choix de vie, comme pour Xavier, un témoin interrogé par Francetvinfo : l’angoisse du changement climatique l’a conduit vers un métier plus en accord avec ses principes. Et les citoyen-nes ne sont pas les seul-es ! Les climatologues aussi ont le blues : ces scientifiques qui alertent la population depuis plus de 30 ans, voient les conséquences de l’inaction s’accentuer. Sans pour autant désespérer, puisqu’ils et elles mobilisent de plus en plus l’intelligence collective et s’efforcent à plus de pédagogie pour une meilleure prise de conscience. Le collectif « Labos 1point5 » s’inscrit dans cette tendance, pour une recherche qui respecte l’environnement. D’un autre côté, cette prise de conscience et la culpabilité qui peut en découler ont parfois des effets bénéfiques. Comme en Suède, où le “flygskam”, la honte de prendre l’avion, plombe le transport aérien dans le pays depuis le début de l’année, avec une baisse de 4,4% de passagers aériens.  

    En dehors de France, la recherche psychiatrique s’intéresse d’ailleurs de plus en plus aux effets du réchauffement climatique sur la santé mentale : c’est notamment aux Etats-Unis, à la suite de l’ouragan Katrina, que la recherche en psychiatrie s’est développée. D’autres études montrent de fortes corrélations entre taux de suicide et hausse des températures, notamment dues à des troubles de sommeil plus fréquents. De 20 % à 50 % des personnes exposées à une catastrophe naturelle ont un risque de développer des troubles psychologiques, notamment chez les populations aux ressources limitées. 

    Depuis la COP24, le dossier “Alerte Pollution” de FrancetvInfo s’intéressent aux témoins de pollutions. Une enquête participative qui donne la possibilité aux internautes de signaler des sites pollués près de chez eux. Elle a permis de rendre visibles des situations inquiétantes. Grâce à l’alerte donnée par un jardinier du parc floral de Paris, des taux de métaux lourds « néfastes pour la santé » y ont été détectés. Une question posée par un père de famille a également permis de s’interroger sur la toxicité des sols amortissants des aires de jeux dans les écoles. Les écoles d’Ile-de-France sont d’ailleurs très touchées, avec 682 établissements scolaires exposés à des niveaux de pollution dépassant les normes légales, selon un rapport de l’association Respire. En région parisienne toujours, plusieurs personnes se posaient la question des particules fines rejetées par les grilles de ventilation de la RATP, redoutant l’impact à long-terme sur la santé humaine : selon AirParif, l’organisme chargé de mesurer la qualité de l’air en Ile-de-France, la pollution aux particules fines coûte en moyenne six mois d’espérance de vie aux habitants, tant chez les passager-es que les salarié-es de la RATP, avec des pics aux heures de pointe. En bord de mer aussi les citoyen-nes s’inquiètent de la qualité de l’eau : comme dans le bassin d’Arcachon, dont les écosystèmes sont de plus en plus bouleversés par une augmentation du nombre d’habitants et de touristes. 

    Le but de l’enquête ? Alerter les autorités locales sur les dangers de la pollution. A Toulon par exemple, l’alerte sur la pollution des ferries a forcé la mairie à promettre des installations propres d’ici à 2020. Mais les promesses ne sont pas toujours concluantes, à l’instar de l’usine installée près de Gardanne et Bouc-Bel-Air, dans les Bouches-du-Rhône. A cela s’ajoute des règles qui ne sont pas toujours respectées. Des dépôts sauvages pleins d’amiante sont d’ailleurs signalés partout en France. Face à ces situations, des plaintes ont été déposées en Auvergne, où une laiterie est accusée de polluer une rivière depuis 40 ans, ou dans l’Aube où un ruisseau reçoit les déchets médicamenteux et des matières fécales d’une prison depuis des années. Une bonne nouvelle au milieu de tous ces constats ? En avril, la Cour de Cassation a ouvert, en théorie, l’indemnisation du préjudice d’anxiété à tous les travailleurs de l’amiante. 

    Face à tous ces impacts sanitaires, la Croix-Rouge organisait les 15 et 16 avril à Cannes, une conférence mondiale relative à l’impact des changements climatiques sur la santé, une “COP humanitaire’”, pour éveiller les consciences. Et pour en savoir plus sur tous ces impacts sanitaires, la revue médicale The Lancet, sortait en novembre 2018 un deuxième rapport sur ces questions : chocs cardiovasculaires, propagation de virus, pénuries alimentaires, un état des lieux détaillé des différents risques que pose le changement climatique sur la santé humaine. 

    Mais les impacts sociaux du changement climatique ne concernent pas seulement la santé : en effet, le droit au logement est lui aussi touché, notamment à cause de la précarité énergétique, situation qui concerne 7 millions de français et 26 millions d’européens. Ce phénomène est dû à une facture élevée à cause d’une mauvaise isolation thermique. Ces 7 millions de français dépensent plus de 8% de leurs revenusdans l’énergie, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique. Les dangers ?Hausse du risque de dépression, d’asthme chez les enfants, de comportements à risques chez les adolescents. 

    Face à cela, des voix s’élèvent pour rendre obligatoire la rénovation des bâtiments. L’association Armec à Rennes, sensibilise aussi à la rénovation énergétique des logements, qui est une des mesures du plan climat de la métropole rennaise visant une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030 (par rapport à 2010). Cela représenterait environ 2 000 logements à rénover par an. Le Réseau Eco Habitat aussi aide les familles les plus modestes à engager des travaux de rénovation de leur habitation, et les accompagne pour solliciter les différentes aides. 

    Du côté de l’Etat, le plan national de rénovation énergétique des bâtiments, présenté par Nicolas Hulot, est loin d’avoir tenu ses promesses, puisqu’au lieu des 500 000 rénovations prévues par an, l’estimation est retombée à 40 000.

    Retrouvez le quatrième numéro de notre revue de presse sur les impacts du changement climatique dans un mois !