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  • Réforme constitutionnelle : Nicolas Hulot retient les propositions des associations

    Réforme constitutionnelle : Nicolas Hulot retient les propositions des associations

    Communiqué de presse, Notre Affaire à Tous, le 20 juin 2018

    En ce mercredi 20 juin 2018, le Ministère de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a affirmé à BFM TV que l’environnement, le climat et la biodiversité, mais également la finitude des ressources et les limites planétaires, devaient être et seraient inscrits à l’article 1er de notre loi fondamentale.

    La semaine passée, l’association Notre affaire à tous exprimait ses préoccupations quant aux propositions formulées et adoptées par la Commission du Développement Durable de l’Assemblée nationale quant au projet de réforme constitutionnelle. Pour Marie Toussaint, présidente de l’association, “La position du Ministre vient soulager et rendre espoir à toutes celles et tous ceux qui souhaitent voir la France revenir à une consommation d’une seule planète, et ainsi mieux protéger les droits de nos concitoyen.ne.s.”

    La proposition formulée par de nombreuses ONGs, dont Notre affaire à tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, ainsi que les porteurs de l’Appel pour une Constitution écologique dont CliMates, le REFEDD et le WARN, vise précisément  à garantir, parmi les normes fondamentales de la République, la lutte contre le changement climatique, pour la préservation de la biodiversité et le respect des limites planétaires. Une nécessité absolue, au vu des rapports scientifiques qui, quasi-quotidiennement dans le monde, interpellent sur l’urgence de la protection du vivant.

    L’inscription des limites planétaires dans la Constitution pose, semble-t-il, des questions juridiques. Elles ont pourtant été adoptées par les Nations-Unies comme un cadre de travail scientifique, pouvant permettre, à l’instar de ce qui se pratique sur les médicaments ou les substances chimiques et toxiques, de circonscrire les activités humaines et de prévenir les actions ayant un effet notable et irréversibles sur l’environnement. Le droit a déjà, et peut ici également, adopter de telles mesures.

    Pour Valérie Cabanes, l’une des contributrices majeures de la rédaction de la proposition, “L’inscription des limites planétaires dans le droit ouvre aussi la voie à la pénalisation des crimes contre la sûreté de la planète, les écocides”.

    Notre affaire à tous rappelle également son soutien aux amendements visant à donner des droits à la nature, en premier lieu aux animaux, déposés par le député Paul-André Colombani.

    Rappel de la formulation préconisée par les ONGs et de nombreux experts : “La République veille à un usage économe et équitable des ressources naturelles, garantit la préservation de la diversité biologique et lutte contre les changements climatiques dans le cadre des limites planétaires”.

  • Les 30 juin et 1er juillet : Grenoble Zéro Fossile !

    Vous souhaitez vous engager pour que votre ville n’investisse plus dans les énergies fossiles ? Vous aimeriez que votre ville porte plainte contre les multinationales d’énergies fossiles les plus pollueuses et que celles-ci prennent en charge les coûts d’adaptation au changement climatique ?

    Notre Affaire à tous et 350 organisent deux évènements à Grenoble, une conférence pour comprendre les enjeux du désinvestissement des industries fossiles et des actions en justice pour le climat, suivie le lendemain d’une formation pour agir près de chez vous. Ces deux moments sont faits pour vous si vous habitez à Grenoble ou bien dans une autre commune et souhaitez découvrir tous les outils pour monter une campagne près de chez vous !

    Inscrivez-vous pour assister aux évènements ici

    Samedi 30 juin : une conférence pour découvrir les enjeux du désinvestissement et de l’action en justice climatique, avec la présence de 350, Notre Affaire à tous ainsi que des élus locaux.

    RDV de 19h à 21h à Cap Berriat NORD
    5, rue Georges Jacquet
    38000 GRENOBLE

    Avec : Victoire Guillonneau (350.org), Sébastien Mabile et Anaïs Rémont (Notre affaire à tous), Vincent Fristot (adjoint au Maire de Grenoble en charge de l’urbanisme et de la transition, Président de Grenoble Gaz et Electricité) et Pierre Mériaux (délégué au Maire de Grenoble au tourisme et à la montagne).

    Dimanche 1er juillet : une formation pour apprendre de façon collective à s’organiser dans sa ville, imaginer des actions créatives pour faire parler du sujet et constituer des groupes ou rejoindre les groupes locaux qui pourront porter ces questions auprès des municipalités.

    RDV de 10h à 13h à Cap Berriat NORD
    Pour celles et ceux qui le souhaitent, nous partagerons ensuite un repas ensemble !

    Le climat se réchauffe et les villes alpines sont déjà touchées directement, que ce soit par la fonte des neiges, l’érosion des sols ou le préjudice touristique. Pourtant, aucun mécanisme ne permet réellement aux citoyen.ne.s de garantir l’application de l’Accord de Paris, ni même de dénoncer les responsables. Il est donc nécessaire de mettre en place des moyens juridiques permettant aux citoyen-nes de défendre le climat en justice. Et au niveau local, vous pouvez agir en demandant à votre ville de se libérer de l’argent public investi dans les énergies fossiles.

    Rejoignez-nous et venez rencontrer d’autres personnes près de chez vous qui sont prêtes à se mobiliser pour peser localement et participer à des actions en faveur du climat. Nous avons besoin que de nombreuses personnes dans notre entourage et partout dans le monde se lèvent, se rassemblent et agissent ensemble. C’est maintenant que nous vous proposons d’agir !

    L’événement facebook

  • Il est urgent d’agir : découvrez nos visuels pour la pétition du Recours Climat Citoyen !

    Il est urgent d’agir : découvrez nos visuels pour la pétition du Recours Climat Citoyen !

    Déjà près de 90 000 personnes ont apporté leur signature pour soutenir le recours devant la Cour de Justice de l’Union Européenne des 11 familles impactées par le dérèglement climatique du #PeoplesClimateCase. Vous aussi, faites connaître cette pétition et partagez-la à vos proches !

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  • Réforme constitutionnelle : des inquiétudes pour la planète, teintées de belles propositions

    Réforme constitutionnelle : des inquiétudes pour la planète, teintées de belles propositions

    Communiqué de presse, Notre Affaire à Tous, le 13 juin 2018

    L’association Notre affaire à tous est préoccupée par les discussions en cours au sein de la Commission du Développement Durable de l’Assemblée nationale quant au projet de réforme constitutionnelle. En effet, alors que les discussions laissaient espérer une amélioration sensible de la prise en compte de l’environnement et du climat dans le projet de réforme constitutionnelle, le rapporteur pour avis du projet de loi Christophe Arend a proposé un amendement visant à intégrer à l’article 1er  “la préservation de l’environnement”.

    Cette proposition est insuffisante, voire inutile, puisqu’il ne s’agirait ici que de copier-coller des éléments déjà contenus au sein de la Charte de l’environnement, sans renforcer l’obligation de préservation du climat et de la biodiversité, sans inciter au respect des limites planétaires, ainsi que d’autres Etats dans le monde l’ont déjà fait. Les dispositions que Christophe Arend propose d’ajouter à l’article 1er manquent ainsi cruellement d’efficacité,  dans un contexte où l’état de notre planète se dégrade de plus en plus rapidement. Notre affaire à tous rappelle la proposition formulée par de nombreuses ONGs, visant à inscrire à l’article premier de la Constitution “La République veille à un usage économe et équitable des ressources naturelles, garantit la préservation de la diversité biologique et lutte contre les changements climatiques dans le cadre des limites planétaires”. Par ailleurs, nous devons rester vigilant.e.s quant à certains amendements visant à remplacer le principe de précaution par un principe “d’innovation responsable”. Cette démarche peut rapidement constituer une menace et un danger majeurs pour les humains et la planète.

    Des droits pour la nature. Notre affaire à tous se réjouit de l’adoption d’un amendement visant à constitutionnaliser le principe de non-régression. Notre association, qui oeuvre pour la justice climatique et environnementale et la protection des communs naturels, tient également à féliciter le député Paul-André Colombani pour ses divers amendements allant dans le sens de l’attribution de droits à la nature, en demandant notamment à reconnaître l’environnement comme le patrimoine commun de l’ensemble des “êtres vivants”. Des droits sont déjà partiellement reconnus à la nature par la loi française, à travers le préjudice écologique ou le “principe unitaire de vie” inscrit au sein du Code de l’environnement des îles Loyauté de Nouvelle-Calédonie. Il est grand temps d’ouvrir, en France, cette nouvelle page de la relation de l’humain à la nature et au vivant. Notre Affaire A Tous soutient également les amendements ambitieux du député Loic Prud’homme, reprenant les propositions formulées par les ONGs.

    Face à l’urgence climatique et environnementale, et afin de faire de la France un pays exemplaire au niveau international, Notre affaire à tous demande aux député.e.s et au gouvernement de garantir l’effectivité de l’actuelle réforme pour la préservation des communs naturels. Notre affaire à tous poursuivra son action pour mettre la Constitution à l’heure du climat, à travers la mobilisation citoyenne et un plaidoyer soutenu auprès des parlementaires.

     

    Contact presse : Marie Toussaint, marie@notreaffaireatous.org, 0642008868

  • Dossier de presse du recours climat citoyen

    Dossier de presse climat citoyen 

    Des familles d’Europe, d’Afrique et du Pacifique, incluant de jeunes enfants, ont assigné ce jeudi 24 mai le Parlement et le Conseil Européens devant la Cour de Justice de l’Union Européenne pour échouer dans son rôle de protection des citoyen.ne.s pour cause d’un niveau trop élevé d’émissions à l’horizon 2030. C’est la toute première action en justice pour le climat au niveau de l’Union européenne, la première également à soulever la responsabilité de l’Union d’agir pour l’ensemble des citoyen.ne.s du monde.

    Les familles plaignantes sont accompagnées par un grand nombre d’ONG, d’avocat.e.s et de scientifiques qui croient fermement que l’Union Européenne peut et doit être plus ambitieuse dans ses objectifs climat à l’horizon 2030.

    1/ QUI SONT LES PLAIGNANT.ES ?

    Onze familles d’Europe, d’Afrique et du Pacifique, comptant de jeunes enfants, dont les moyens de subsistance sont et seront menacés par les effets du changement climatique en Europe et à l’étranger, déposent une plainte contre le Parlement et le Conseil européen affirmant que l’objectif actuel de l’UE de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990, est inadéquat par rapport à la nécessité réelle de prévenir les changements climatiques dangereux et insuffisant pour protéger leurs droits fondamentaux à la vie, à la santé, au travail et à la propriété.

    2/ QUE DEMANDENT T’ILS.ELLES?

    Les familles plaignantes demandent à l’Union européenne :

    D’agir plus et mieux, car les dispositions actuellement prévues ne permettent pas d’atteindre les objectifs fixés avant même l’adoption de l’Accord de Paris.

    De rehausser ses ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre de -40% à au moins -55% à horizon 2030 par rapport au niveau de 1990

    Ici, le dossier de presse dans son intégralité

  • Poursuivre les multinationales pollueuses

    Guide d’action pour les collectivités

    1.Le coût croissant du changement climatique

    Dans le monde, le coût des catastrophes naturelles explose, tant et si bien qu’Henri de Castries, PDG du grand assureur Axa, indiquait déjà en décembre 2015 qu’“un monde plus chaud de 4 degrés sera impossible à assurer”.

    En 2016, les catastrophes naturelles en France et en Allemagne ont coûté 6 milliards d’euros, soit autant que le “trou de la Sécu” en France. Le climat cause des pertes, et ce sont les gens qui payent et non les vrais responsables, qui eux, devraient payés. C’est aux multinationales de payer.

    2.La responsabilité de ces pollueurs majeurs

    En 2014, le rapport Carbon Major piloté par Richard Heede, désormais mondialement reconnu, révèle que 90 entreprises sont responsables de 63% des émissions carbone depuis 1751.

    3.Répondre aux besoins de justice et de cohésion sociales, ainsi que d’ordre public

    Les collectivités pointent enfin du doigt les inégalités sociales avec lesquelles le changement climatique impacte les citoyen-nes. Les plus pauvres paient le prix des lourdes conséquences des actes les plus riches, et personne ne sait ou ne veut faire payer les prix des conséquences aux plus riches. Si nous manquons encore d’études et de données en France, nous savons qu’en Angleterre, plus proche de nous, 16% des 10% les moins aisé-es sont exposé-es aux inondations contre 1% seulement des 10% les plus riches. 

    4.Les collectivités victimes et actrices majeures de la protection du climat : inventer et construire un régime de responsabilité climatique 

    Les villes et collectivités figurent parmi les premières victimes du réchauffement climatique : les villes les plus peuplées pourraient notamment voir leurs températures augmenter d’entre 7 et 8°C d’ici 2100, selon une étude de la revue Nature Climate Change. Les villes et collectivités se sont imposées dans les négociations et l’action climatique autour du monde. En réclamant réparation, les collectivités engagées dans des actions en justice climatique concrétisent cet engagement et contribuent à créer le cadre de la justice environnementale du 21e siècle.

    Aujourd’hui, les discussions sur la prise en charge de l’adaptation et des pertes et dommages dus au changement climatique se concentrent au sein des conférences des parties des Nations-Unies mais le bilan reste tout de même mitigé.

    C’est à la communauté internationale dans son intégralité qu’il est fait appel pour abonder le fonds mis en place, acteurs privés mais également publics. Et le États se montrent jusqu’alors incapables d’établir des dispositifs pour pertes et préjudices, c’est- à-dire un mécanisme de responsabilité supposé dissuader les pollueurs, de polluer. Un groupe de travail a été lancé lors de la COP23, avec pour mission d’analyser les montants qui pourraient être réclamés, et leurs pistes de financement.

    Les collectivités doivent mettre en place une garantie efficace des droits dont disposent les personnes.

     

    Ici, le Guide d’action pour les collectivités

     

     

     

     

     

  • APPEL A TEMOINS : LE CLIMAT FACE À NOS DROITS

    APPEL A TEMOINS : LE CLIMAT FACE À NOS DROITS

    Le Government Accountability Office des États-Unis prévoient que les catastrophes liées au changement climatique pourraient coûter jusqu’à 35 milliards de dollars par an d’ici 2050 ; elles ont déjà coûté jusque 6 milliards pour les seules France et Allemagne en 2016 selon le réassureur allemand Munich Re.

    La production de vin diminue, la récolte intervient désormais 15 à 20 jours plus tôt qu’auparavant. Avec les inondations et feux de forêts, l’érosion côtière ou les ouragans… nombre de nos droits sont aujourd’hui bafoués du fait du changement climatique. Les familles, comme celle de Maurice Feschet, ayant assigné en justice l’Union européenne l’ont montré ; elles savent qu’elles sont plus nombreuses encore à pâtir du dérèglement du climat, comme par exemple les habitant.e.s de Soulac-sur-mer dont les logements disparaissent dans l’océan…

    Sans parler de la pollution, dont les effets sont accrus par un effet cocktail entre pollution aux particules fines, pollutions industrielles et changement de la composition de l’atmosphère et du climat, provoquent asthme, allergies, trachéites ou conjonctivites… et est responsable de 500 000 morts prématurées en Europe. L’ANSES a enfin prouvé l’augmentation majeure des risques professionnels du fait du réchauffement du climat.

    Les plus pauvres et les plus vulnérables sont les premiers touchés : selon un rapport de l’OMS de 2014, 48 000 enfants de moins de 15 ans mourront à cause de diarrhées et 7,5 millions seront sujets à la famine du fait du changement climatique. Selon le rapport 2016 de la Banque mondiale “Shock waves”, même avec une trajectoire d’une augmentation de seulement 2°C à horizon 2100, nous pourrions compter 120 millions de pauvres de plus en 2030. 60 millions d’africains sub-sahariens vont devoir quitter leurs terres d’ici à trois ans et 250 millions de personnes d’ici à 2050, tandis que nombre des personnes déjà venues chercher refuge sur notre territoire fuyaient les conséquences du réchauffement climatique.

    Le réchauffement climatique est également l’une des causes majeures de la disparition de 80% des insectes en Europe et de 60% des espèces animales vivant sur Terre… Des catastrophes naturelles à la destruction lente mais continue de notre environnement du fait du réchauffement climatique : il est temps de se réunir pour mieux agir !

     

    Notre affaire à tous lance un appel à témoignages aux victimes et associations de victimes françaises du changement climatique, ainsi qu’aux associations de protection de l’environnement naturel et des espèces animales qui observent chaque jour leur mise en danger du fait du réchauffement climatique.

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  • En France, les effets du réchauffement se font déjà sentir

    En France, les effets du réchauffement se font déjà sentir

    À travers la France, le climat n’est certes pas le même mais il change et se réchauffe partout. De la  Bourgogne à la Dordogne en passant pas le Vaucluse, le climat nous affecte tou.te.s.

    Les agriculteurs.trices témoignent : «  le climat affecte les petits agriculteurs aux cahiers des charges difficiles ». Ils.elles sont aussi victimes de ce changement : ce sont des viticulteurs.trices, des producteurs.trices de lavande, des éleveurs.ses de brebis ou de bovins. À la fois spectateurs.trices et victimes, les agriculteurs ne sont pas les seuls touchés par ce changement, partout sur la côte la montée de eaux réduit la taille des plages, favorise l’érosion. À Lacanau, en Gironde, tous les ans 1 à 3 mètres sont perdus, engloutis par l’eau.

    “Les pouvoirs publics voient bien ce qu’il est en train de se passer mais ils ne font rien”

    Ainsi, le principal problème d’un viticulteur que nous avons rencontré est le manque d’eau du à la sécheresse l’obligeant à augmenter ses coûts fixes. Sa capacité d’adaptation au climat dépend donc de son cahier des charges et de l’augmentation prévisionnelle des coûts fixes. Les problèmes hydrauliques sont selon lui « la plus grande peur des viticulteurs du Sud », et pourrait-t-on dire si l’inaction persiste «  la plus grande peur des viticulteurs de France »

    Sept millions de personne vivent sur le littoral français, et ce sont sept millions de personnes qui sont  directement menacées par le changement climatique.

    Dans nos champs, nos montagnes, nos côtes, nos villes, le réchauffement climatique détruit des vies, l’environnement, les exploitations, les logements… de France et d’ailleurs. Le droit à la vie, à la santé, à la propriété ne peuvent pas être ainsi bafoués impunément et sans protection légitime et effective accordée par les pouvoirs publics.

    Dans un présent certain et dans un futur proche nous sommes tou.te.s menacé.e.s par le réchauffement climatique. C’est d’un grand élan de solidarité collective dont le monde a besoin, pour sauver la planète et le vivant, et se sauver lui-même.

  • Notre Constitution écologique : l’Appel pour réconcilier nature et politique

    Notre Constitution écologique : l’Appel pour réconcilier nature et politique

    Depuis le lancement de notre campagne Faire de la France le pays leader du climat, nous n’avons eu de cesse de porter nos cinq revendications auprès du grand public et des décideurs-ses. Nous avons ainsi transmis, conjointement avec d’autres organisations et expert-es, notre proposition de rédaction en vue de la réforme constitutionnelle au Président de la République et à plusieurs membres du gouvernement. Dimanche 22 avril, pour le Jour de la Terre, nous avons lancé avec CliMates, le WARN et le REFEDD « l’Appel pour une Constitution écologique ». Son objectif ? Montrer que la France peut faire preuve d’un engagement fort, comme ses voisins européens, en décidant d’adopter sa première Constitution écologique. 

    Face à l’urgence et la nécessité d’agir pour le climat, la biodiversité, les écosystèmes, les sols, les océans, l’air… plusieurs associations lancent Notre Constitution Écologique, appel qui a pour but de modifier le droit Français afin de garantir un environnement sain et durable pour tous et toutes… et pour réconcilier (enfin) nature et politique. Alors qu’attendons-nous ?

    Le contexte de l’Appel – à retrouver dans son intégralité sur le site notreconstitutionecologique.org

    Dans son discours devant la communauté internationale lors de la COP23 de Bonn, Emmanuel Macron a évoqué le franchissement du “seuil de l’irréversible” et le risque que les équilibres de la planète ne se rompent. La France porte également auprès des Nations-Unies le projet d’un nouveau Pacte mondial pour l’environnement, qui permettra de refonder les relations internationales sur le respect de la nature et le respect de ses ressources, tout en garantissant les droits de l’Homme.

    Au-delà des effets du changement climatique qui s’intensifient, les limites planétaires, à savoir les grands équilibres interdépendants qui conditionnent l’habitabilité de la Terre, sont également franchies. Plusieurs des limites définies par les scientifiques et reprises par la communauté internationale, du Panel de haut-niveau de l’ONU sur la viabilité du développement mondial (UN High-Panel Level on Sustainibility ; 2012) à la Commission européenne (2011), ont été dépassées, condamnant les générations à venir à vivre dans un monde moins accueillant que ne l’aura été le nôtre.

    D’autres États européens ont déjà intégré à leurs Constitutions le devoir de protéger l’environnement et le droit, pour chaque citoyen(ne), de jouir d’un environnement sain plus ambitieux que celui défini dans la Charte. C’est le cas de l’article 112 de la Constitution norvégienne qui dispose que “chaque personne a droit à un environnement naturel et favorable à la santé dont la productivité et la diversité sont maintenues”, de la Suisse dont la  Constitution reconnaît en son article 120 l’intégrité “des organismes vivants et de la sécurité de l’être humain, de l’animal et de l’environnement et protège la diversité génétique des espèces animales et végétales” ; ou encore de l’article 21 de la Constitution néerlandaise qui prévoit de donner aux pouvoirs publics la mission de « veiller à l’habitabilité du pays ainsi qu’à la protection et à l’amélioration du cadre de vie ». De surcroît, la responsabilité environnementale des personnes publiques a été inscrite à l’article 45 de la Constitution espagnole « des obligations pour les personnes publiques de protéger et améliorer la qualité de la vie et à veiller à l’utilisation rationnelle des ressources naturelles, défendre et restaurer l’environnement en ayant recours à l’indispensable solidarité collective » et à l’article 73 de la Constitution suisse “la confédération et les cantons œuvrent à l’établissement d’un équilibre durable entre la nature, en particulier sa capacité de renouvellement, et son utilisation par l’être humain”.

    Si l’État français s’est engagé à plusieurs reprises à prendre en compte les impacts différenciés du changement climatique, et ce, à la fois sur la scène internationale et dans sa politique nationale, aujourd’hui son action vertueuse doit être consacrée au plus haut niveau de la hiérarchie des normes.

    Les propositions

    Les 4 porteurs de l’Appel proposent donc:

    • De modifier l’article 1 de la Constitution 

    « La France est une République indivisible, laïque, démocratique, sociale, solidaire et écologique. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.

    La République veille à un usage économe et équitable des ressources naturelles, garantit la préservation de la diversité biologique et lutte contre les changements climatiques dans le cadre des limites planétaires. Elle assure la solidarité entre les générations. Une génération ne peut assujettir les générations futures à des lois moins protectrices de l’environnement que celles en vigueur.

    Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

    La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

    •   D’ajouter un titre XII bis à la Constitution, dédié à la transition écologique

    A retrouver en intégralité sur la page https://www.notreconstitutionecologique.org/la-proposition-de-loi

     

    Rejoignez l’Appel

    L’heure est aujourd’hui à l’action ! Agissons ensemble, dès maintenant, pour construire une société écologique et responsable, respectueuse de la nature et de l’humanité.

    Plusieurs centaines de personnes ont déjà signé l’Appel pour une constitution écologique : à vous de jouer !

    >> Je soutiens ma Constitution écologique <<

     

    Retrouvez toute l’actualité de l’Appel pour une Constitution écologique sur :