août 30, 2015

Le Manifeste

Réchauffement climatique, perte massive de la biodiversité, montée des eaux… L’impact de l’activité humaine sur la dégradation générale de l’environnement et de la planète n’est plus à prouver. Nous sommes entrés dans l’ère de l’anthropocène, celle pendant laquelle « l’humanité est devenue une force géologique à  l’échelle de la planète » (Will Steffen). Notre défi, pour le siècle qui s’annonce, est d’envisager, inventer et construire un modèle économique, sociétal et de gouvernance qui respecte et protège l’humain et la planète sur laquelle nous vivons.

L’INTERET GENERAL

Conscients de notre responsabilité et de notre devoir commun, meurtris par les nombreuses atteintes impunies à l’environnement, nous avons décidé de nous unir pour défendre l’intérêt général face aux intérêts privés et de court-terme qui détruisent notre planète, par inconscience ou indifférence. Nous en appelons à une prise de conscience mondiale et salutaire : nous ne faisons qu’un avec notre planète.

JUSTICE ECONOMIQUE, SOCIALE, CLIMATIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

Dans le monde entier, les plus vulnérables sont les premiers à souffrir de la détérioration de notre planète. Paradoxalement, c’est souvent par l’argument de la lutte contre la pauvreté et pour le développement que l’on essaie de justifier des megaprojets, destructeurs de l’environnement. Pour nous, justice économique, sociale, climatique et environnementale sont indissociables.
Nous soutiendrons et défendrons les populations victimes de crimes environnementaux ou de dégradations et atteintes à  l’environnement, altérant leur capacité à jouir pleinement de leur droit à un développement inclusif et durable.

LE DROIT COMME VECTEUR

Convaincus que le droit, qui régit les rapports entre les humains, est l’un des vecteurs de changement les plus puissants qui soient, nous avons décidé d’en faire à la fois un outil et un objet de mobilisation. Nous entendons, à travers notre action, contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique, pour la protection et la sûreté de la planète et contre la destruction du vivant. L’enjeu est immense : à partir des nombreuses avancées en droit de l’environnement et des multiples courants qui animent un débat juridique essentiel, inventer et donner corps aux concepts juridiques adaptés à la petite taille de notre planète et à son rythme biologique.
Parmi nos revendications, d’une part faire respecter, y compris par des moyens juridiques, d’autre part améliorer, le droit actuellement en vigueur, notamment à  travers l’inscription dans la Charte de l’environnement de la lutte contre le dérèglement climatique, l’octroi au Procureur pénal européen de la compétence environnement, la formation des magistrats ou encore l’inscription de l’écocide comme 5e crime reconnu par la Cour pénale internationale.

EXPERTISE ET IMPERTINENCE

Notre influence réelle repose sur notre expertise en matière juridique, que ce soit en droit français, européen, international. Le droit environnemental est toutefois un droit neuf, et les concepts à  explorer encore infinis. Nous agirons avec ambition, détermination et impertinence afin de promouvoir une législation et une réglementation environnementale ambitieuse, juste et réaliste. Nous nous positionnerons en soutien à des initiatives existantes, mais également sur des enjeux non appréhendés par les sphères médiatique, économique et politique.

UN MOUVEMENT A-PARTISAN

Notre approche est universelle, et ne sert les intérêts d‘aucun parti. Nous effectuerons nos actions selon les mêmes critères, avec toutes et tous, que ce soit pour les critiquer, pour les distinguer ou pour proposer.

RESPONSABILITE FINANCIERE

Enregistrée comme Association Loi 1901, l’organisation « Notre affaire à tous » a une activité à but non lucratif. Les moyens financiers sont entièrement mobilisés pour mener à bien les campagnes que nos membres jugent importantes dans un souci permanent d’optimisation des ressources pour un impact maximum.

INDEPENDANCE FINANCIERE

Du fait de la spécificité de notre action, nous chercherons en premier lieu des financements par les membres et supporters de notre association, en second lieu par les pouvoirs publics ou organismes promouvant l’intérêt général, afin de limiter les ingérences.