La reconnaissance des droits de la nature

La dualité instaurée entre l’Homme et la Nature par différents courants de pensée anthropocentriques se révèle être un obstacle majeur pour pouvoir instaurer l’idée, dans l’imaginaire collectif, de droits de la nature en adoptant une approche écosystémique.

Par notre droit, nous reconnaissons la personnalité juridique et défendons les intérêts de groupements, collectifs, sociétés formés par les Hommes quand la Nature reste elle sans voix, démunie et sans réelle défense de ses intérêts.

  • Des droits déjà reconnus dans plusieurs pays

 

Pourtant, de nombreux Etats ont passé le cap : en Amérique Latine (avec le concept de Pachamama – la Terre Mère), aux Etats-Unis (le Lac Erié entre autres), en Inde (avec le Gange) et en Nouvelle-Zélande (illustration la plus frappante avec l’acte envers le fleuve Whanganui), pour ne citer qu’eux. Tous ces pays ont déjà reconnu, que ce soit au niveau local, national ou même dans leur Constitution, des droits pour la nature. 

 

Le groupe Droits de la Nature de Notre Affaire à Tous s’est pleinement emparé de la problématique et travaille activement à la valorisation de cette pensée. Reconnaître des droits pour la nature, c’est admettre et protéger le droit de tous les écosystèmes “à exister, se développer et évoluer”. Il ne s’agit pas d’ôter aux uns leurs droits, mais d’affirmer l’inextricable lien entre la société humaine et la Nature. 

 

En ce sens, le groupe de travail s’attache à recenser, documenter, étudier les différents cas et dispositifs de droits à la Nature existants pour apporter son expertise, diffuser, et faire évoluer les consciences et les textes vers un droit positif moins utilitariste du naturel, un paradigme juridique moins anthropocentré.

 

Membre de l’Alliance Mondiale pour les Droits de Nature (GARN), Notre Affaire à Tous est très impliquée sur le sujet et tisse des liens avec d’autres associations, en collaborant notamment avec Nature Rights pour la mise en place d’une campagne axée sur les droits des fleuves et des rivières. 

 

Conscient du long chemin emprunté, nous faisons nôtre la pensée de l’auteur du texte “Pensée comme une Montagne”, écologiste pionnier, Aldo Léopold : La protection environnementale est un état harmonieux entre les Hommes et la terre”.