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  • Dons – Où va l’argent récolté ?

    Grâce aux soutiens des donateurs et à l’action de nos bénévoles, Notre Affaire à Tous porte de nombreux projets ambitieux pour la justice climatique : l’inscription du climat et des limites planétaires dans la constitution, notamment au travers de notre constitution écologique, l’accompagnement du premier recours de familles contre le manque d’ambition de la politique climatique européenne au sein du #PeoplesClimateCase, la mobilisation des territoires qui se défendentface aux multinationales pollueuses, et notamment Total, et le recours climat contre l’État Français.

    Nous sommes une petite équipe, et c’est grâce à l’énorme travail de nos bénévoles, et au travail pro bono de plusieurs avocat-es  que nous en faisons autant aujourd’hui.

    L’argent récolté permettra de financer nos dépenses de communication, des frais juridiques et de représentation, et les ressources humaines nécessaires au bon fonctionnement de l’association et à la coordination de tous ces projets ! 

    Les dépenses prévisionnellles de Notre Affaire à Tous en 2018 :

    Si vous souhaitez vous aussi soutenir le travail de Notre Affaire à Tous, vous pouvez faire un don à l’association ici.

    Ainsi qu’indiqué au sein de notre Manifeste, nous nous engageons à la pleine transparence en chaque début d’année sur l’usage des fonds de l’année précédente. Retrouvez notre bilan financier 2017.

    MERCI À TOUS DE VOTRE SOUTIEN !

  • APPEL A TEMOINS : LE CLIMAT FACE À NOS DROITS

    APPEL A TEMOINS : LE CLIMAT FACE À NOS DROITS

    Le Government Accountability Office des États-Unis prévoient que les catastrophes liées au changement climatique pourraient coûter jusqu’à 35 milliards de dollars par an d’ici 2050 ; elles ont déjà coûté jusque 6 milliards pour les seules France et Allemagne en 2016 selon le réassureur allemand Munich Re.

    La production de vin diminue, la récolte intervient désormais 15 à 20 jours plus tôt qu’auparavant. Avec les inondations et feux de forêts, l’érosion côtière ou les ouragans… nombre de nos droits sont aujourd’hui bafoués du fait du changement climatique. Les familles, comme celle de Maurice Feschet, ayant assigné en justice l’Union européenne l’ont montré ; elles savent qu’elles sont plus nombreuses encore à pâtir du dérèglement du climat, comme par exemple les habitant.e.s de Soulac-sur-mer dont les logements disparaissent dans l’océan…

    Sans parler de la pollution, dont les effets sont accrus par un effet cocktail entre pollution aux particules fines, pollutions industrielles et changement de la composition de l’atmosphère et du climat, provoquent asthme, allergies, trachéites ou conjonctivites… et est responsable de 500 000 morts prématurées en Europe. L’ANSES a enfin prouvé l’augmentation majeure des risques professionnels du fait du réchauffement du climat.

    Les plus pauvres et les plus vulnérables sont les premiers touchés : selon un rapport de l’OMS de 2014, 48 000 enfants de moins de 15 ans mourront à cause de diarrhées et 7,5 millions seront sujets à la famine du fait du changement climatique. Selon le rapport 2016 de la Banque mondiale “Shock waves”, même avec une trajectoire d’une augmentation de seulement 2°C à horizon 2100, nous pourrions compter 120 millions de pauvres de plus en 2030. 60 millions d’africains sub-sahariens vont devoir quitter leurs terres d’ici à trois ans et 250 millions de personnes d’ici à 2050, tandis que nombre des personnes déjà venues chercher refuge sur notre territoire fuyaient les conséquences du réchauffement climatique.

    Le réchauffement climatique est également l’une des causes majeures de la disparition de 80% des insectes en Europe et de 60% des espèces animales vivant sur Terre… Des catastrophes naturelles à la destruction lente mais continue de notre environnement du fait du réchauffement climatique : il est temps de se réunir pour mieux agir !

     

    Notre affaire à tous lance un appel à témoignages aux victimes et associations de victimes françaises du changement climatique, ainsi qu’aux associations de protection de l’environnement naturel et des espèces animales qui observent chaque jour leur mise en danger du fait du réchauffement climatique.

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  • Notre Constitution écologique : l’Appel pour réconcilier nature et politique

    Notre Constitution écologique : l’Appel pour réconcilier nature et politique

    Depuis le lancement de notre campagne Faire de la France le pays leader du climat, nous n’avons eu de cesse de porter nos cinq revendications auprès du grand public et des décideurs-ses. Nous avons ainsi transmis, conjointement avec d’autres organisations et expert-es, notre proposition de rédaction en vue de la réforme constitutionnelle au Président de la République et à plusieurs membres du gouvernement. Dimanche 22 avril, pour le Jour de la Terre, nous avons lancé avec CliMates, le WARN et le REFEDD « l’Appel pour une Constitution écologique ». Son objectif ? Montrer que la France peut faire preuve d’un engagement fort, comme ses voisins européens, en décidant d’adopter sa première Constitution écologique. 

    Face à l’urgence et la nécessité d’agir pour le climat, la biodiversité, les écosystèmes, les sols, les océans, l’air… plusieurs associations lancent Notre Constitution Écologique, appel qui a pour but de modifier le droit Français afin de garantir un environnement sain et durable pour tous et toutes… et pour réconcilier (enfin) nature et politique. Alors qu’attendons-nous ?

    Le contexte de l’Appel – à retrouver dans son intégralité sur le site notreconstitutionecologique.org

    Dans son discours devant la communauté internationale lors de la COP23 de Bonn, Emmanuel Macron a évoqué le franchissement du “seuil de l’irréversible” et le risque que les équilibres de la planète ne se rompent. La France porte également auprès des Nations-Unies le projet d’un nouveau Pacte mondial pour l’environnement, qui permettra de refonder les relations internationales sur le respect de la nature et le respect de ses ressources, tout en garantissant les droits de l’Homme.

    Au-delà des effets du changement climatique qui s’intensifient, les limites planétaires, à savoir les grands équilibres interdépendants qui conditionnent l’habitabilité de la Terre, sont également franchies. Plusieurs des limites définies par les scientifiques et reprises par la communauté internationale, du Panel de haut-niveau de l’ONU sur la viabilité du développement mondial (UN High-Panel Level on Sustainibility ; 2012) à la Commission européenne (2011), ont été dépassées, condamnant les générations à venir à vivre dans un monde moins accueillant que ne l’aura été le nôtre.

    D’autres États européens ont déjà intégré à leurs Constitutions le devoir de protéger l’environnement et le droit, pour chaque citoyen(ne), de jouir d’un environnement sain plus ambitieux que celui défini dans la Charte. C’est le cas de l’article 112 de la Constitution norvégienne qui dispose que “chaque personne a droit à un environnement naturel et favorable à la santé dont la productivité et la diversité sont maintenues”, de la Suisse dont la  Constitution reconnaît en son article 120 l’intégrité “des organismes vivants et de la sécurité de l’être humain, de l’animal et de l’environnement et protège la diversité génétique des espèces animales et végétales” ; ou encore de l’article 21 de la Constitution néerlandaise qui prévoit de donner aux pouvoirs publics la mission de « veiller à l’habitabilité du pays ainsi qu’à la protection et à l’amélioration du cadre de vie ». De surcroît, la responsabilité environnementale des personnes publiques a été inscrite à l’article 45 de la Constitution espagnole « des obligations pour les personnes publiques de protéger et améliorer la qualité de la vie et à veiller à l’utilisation rationnelle des ressources naturelles, défendre et restaurer l’environnement en ayant recours à l’indispensable solidarité collective » et à l’article 73 de la Constitution suisse “la confédération et les cantons œuvrent à l’établissement d’un équilibre durable entre la nature, en particulier sa capacité de renouvellement, et son utilisation par l’être humain”.

    Si l’État français s’est engagé à plusieurs reprises à prendre en compte les impacts différenciés du changement climatique, et ce, à la fois sur la scène internationale et dans sa politique nationale, aujourd’hui son action vertueuse doit être consacrée au plus haut niveau de la hiérarchie des normes.

    Les propositions

    Les 4 porteurs de l’Appel proposent donc:

    • De modifier l’article 1 de la Constitution 

    « La France est une République indivisible, laïque, démocratique, sociale, solidaire et écologique. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.

    La République veille à un usage économe et équitable des ressources naturelles, garantit la préservation de la diversité biologique et lutte contre les changements climatiques dans le cadre des limites planétaires. Elle assure la solidarité entre les générations. Une génération ne peut assujettir les générations futures à des lois moins protectrices de l’environnement que celles en vigueur.

    Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

    La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

    •   D’ajouter un titre XII bis à la Constitution, dédié à la transition écologique

    A retrouver en intégralité sur la page https://www.notreconstitutionecologique.org/la-proposition-de-loi

     

    Rejoignez l’Appel

    L’heure est aujourd’hui à l’action ! Agissons ensemble, dès maintenant, pour construire une société écologique et responsable, respectueuse de la nature et de l’humanité.

    Plusieurs centaines de personnes ont déjà signé l’Appel pour une constitution écologique : à vous de jouer !

    >> Je soutiens ma Constitution écologique <<

     

    Retrouvez toute l’actualité de l’Appel pour une Constitution écologique sur :

  • Cent noms pour une Zone d’Agriculture Durable à Notre-Dame-Des-Landes

    Cent noms pour une Zone d’Agriculture Durable à Notre-Dame-Des-Landes

    Alors qu’à Notre-Dame-des-Landes, la ferme des cent noms est tombée, de nombreuses personnalités politiques, associatives, syndicales ou universitaires et plus de 2000 signataires demandent «l’arrêt immédiat des interventions policières et l’ouverture d’un vrai dialogue qui permette dans le respect de la loi l’élaboration de conventions individuelles, mais aussi collectives».

    Retrouvez et signez cet appel emmené par 100 noms ayant mobilisé plusieurs milliers de personnes.

  • En défense de la ZAD, résister à Emmanuel Macron et à son monde

    En défense de la ZAD, résister à Emmanuel Macron et à son monde

    L’opération policière et militaire d’évacuation d’une partie des habitant·e·s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes devrait débuter dans les prochaines heures. En plein mouvement social, cette intervention ne nous surprend pas. Nous sommes convaincu·e·s que ces luttes – pour défendre la ZAD, la SNCF, des universités réellement ouvertes ou des politiques authentiquement humaines d’hospitalité et d’accueil des migrant·e·s – sont liées les unes aux autres, et qu’elles participent à un même mouvement.

    Un appel collectif, lancé le 8 avril 2018.

  • Sur le « Déficit public »

    Sur le « Déficit public »

    26 mars 2018, le journal Le Monde nous annonce que la France est enfin passée en 2017 sous les 3% de déficit public. Et pourtant, nous sommes plus déficitaires que jamais…

     

    Les rapports rendus lors de la 6ème session de l’IPBES, l’organe scientifique et technique pour la biodiversité qui s’est réuni du 17 au 24 mars à Medellin en Colombie, nous ont à nouveau alerté sur l’important déclin de la biodiversité mondiale que nous sommes en train de connaître. Nous consommons plus de ressources naturelles que la terre ne peut en produire.

    Sur les quatre grandes zones géographiques du monde, seule l’Amérique du sud paraît relativement épargnée avec un bilan consommation/existence des ressources positif, alors que les 3 autres zones (l’Afrique, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie Centrale) sont déficitaires. Les rapports appellent ainsi à plusieurs réactions afin d’enrayer ce déclin :

    👉 Valoriser la contribution immatérielle de la diversité biologique : c’est le sens de l’approche par services écosystémiques défendue dans les différents rapports de l’IPBES, approche qui permet d’évaluer les contributions de la nature au développement des populations de manière chiffrée. Ainsi pour l’Europe et l’Asie Centrale, la valeur médiane estimée de la valeur économique des contributions immatérielles de la nature aux populations est estimée à 1117 $ par hectare et par an.

    Pour rappel, la Convention sur la diversité biologique (UN, 1992) inscrit clairement les Etats qui y sont parties, dès son article 1er, dans un objectif d’utilisation durable de la diversité biologique. A une autre échelle, la déclaration de Rio (UN, 1992) reconnaît au niveau international l’interdépendance des humains avec les espèces qui l’environnent. Elle nous invite à penser la biodiversité comme le socle de toutes nos existences tant physiologiques que culturelles.

    👉 Agir sur nos modes de production et de consommation : les rapports de l’IPBES mentionnent explicitement que cette disparition de la biodiversité est en lien direct avec les méthodes de l’agriculture productiviste et encouragent dans le même temps le maintien et le développement d’une utilisation « traditionnelle » des terres, en lien avec les populations autochtones et locales.

    Pour rappel, la Convention sur la diversité biologique (UN, 1992), reconnaît au niveau international à son article 8j la nécessité de préserver et maintenir les modes de vies traditionnels qui représentent un intérêt pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.

    👉Développer et maintenir des zones protégées : les rapports nous alertent sur la réduction globale des surfaces des zones dédiées à la conservation des espèces et de leurs habitats. C’est pourtant un des outils les plus efficaces pour protéger la biodiversité, en plus bien sûr d’apprendre à vivre avec elle de manière plus respectueuse et durable.

    Pour rappel, la Convention sur la diversité biologique (UN, 1992), reconnaît au niveau international à son article 8 la nécessité pour les Etats de développer des zones protégées afin de préserver les écosystèmes. Elle rejoint en cela d’autres conventions plus ciblées comme la Convention de Ramsar sur les zones humides (UN, 1971).

    👉Construire une politique environnementale « intégrée » : les rapports de l’IPBES rappellent quasiment unanimement que la biodiversité mondiale est notre première arme pour lutter contre les grandes catastrophes environnementales, dont le réchauffement climatique. Le Docteur Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’IPBES le résume ainsi : « Des écosystèmes plus riches et plus diversifiés sont plus à même de faire face aux perturbations – telles que les événements extrêmes ou l’émergence de maladies. Ils sont notre police d’assurance contre les catastrophes imprévues et, utilisé de manière durable, ils offrent également plusieurs des meilleures solutions à nos défis les plus urgents ». Il est donc nécessaire de prendre en compte à tous niveaux dans toutes nos politiques publiques, les avantages et les risques pour la biodiversité.

    Pour rappel, les objectifs d’Aïchi pour la diversité biologique (UN, 2010) et les objectifs de développement durable (UN, 2015) tracent déjà les grandes lignes d’une politique environnementale « intégrée ».

    Dès 1970, lors de la conférence environnementale mondiale de Stockholm, les États étaient alertés sur les menaces qui pesaient sur la biodiversité et délivraient de premiers engagements sur la voie de la résilience écologique. Plus de 50 ans après, alors même que nous avons développé des instruments politiques, juridiques et scientifiques à même de nous permettre de mettre en oeuvre des solutions efficaces, nous n’avons toujours pas su prendre la mesure de l’urgence. Il est plus que temps de s’y mettre !

    Article écrit par Pierre Spielewoy, référent du Groupe de Travail Juristes de Notre Affaire à Tous

  • EPR de Flamanville : Nous sommes condamné-es pour avoir combattu l’ancien monde !

    EPR de Flamanville : Nous sommes condamné-es pour avoir combattu l’ancien monde !

    Nous venons d’apprendre le rejet par le Conseil d’Etat de notre requête portant sur l’EPR de Flamanville, et notre condamnation, avec le CRILAN, à payer 4 000 euros de frais de dossier.

    Mai 2017, la toute jeune association Notre affaire à tous et le Comité de réflexion information et de lutte anti-nucléaire (CRILAN) demandaient l’annulation du décret n° 2017-379 du 23 mars 2017 modifiant le décret n° 2007-534 du 10 avril 2007 autorisant la création de l’installation nucléaire de type EPR sur le site de Flamanville.

    Le Premier ministre avait alors, sur la demande de la société EDF et après avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), rallongé le délai initial de construction fixé à 10 ans de trois années supplémentaires !
     Ceci, malgré les anomalies et défauts de fabrication repérés sur le couvercle de la cuve de Flamanville, après d’autres scandales industriels (des « piliers de béton percés comme du gruyère », la mort de deux ouvriers sur le chantier en 2011, une affaire de travail au noir pour 460 ouvriers…), et malgré des coûts ayant explosé à au moins 10,5 milliards d’euros estimés fin 2017, contre 3,3 milliards annoncés en 2005.
    Nous avions contesté cette décision en raison des modifications substantielles apportées au projet qui auraient selon nous dus être soumis de nouveau à l’avis du public, et puisque les techniques régissant la construction de l’EPR de Flamanville n’étaient plus les meilleures disponibles.
    Or, le Conseil d’Etat a rejeté notre requête, en assortissant sa décision d’une amende de 2 000 euros pour chacune de nos deux associations (frais de dossier) -une amende directe, qui s’ajoute au financement incroyable par les contribuables de cette installation nucléaire désastreuse !
    Comment est-il possible qu’une cuve mal conçue ait pu être intégrée au réacteur en toute connaissance de cause ? Comment est-il possible qu’une fois ces malfaçons reconnues publiquement, l’Etat ne réalise toujours pas l’importance de consulter les citoyens sur ce projet d’un autre âge ?

    Alors que nous nous battons pour intégrer climat, communs et limites planétaires dans notre texte fondamental, cette décision révèle l’attachement de certains, lobbys en premier lieu, à l’ancien monde dont la toute-croyance en la technique et l’infinitude des ressources nous met en danger. Le nouveau monde, c’est la transition, les énergies renouvelables, dans le respect de la Nature et de la vie humaine -avec la pleine participation des citoyen-nes aux choix qui les concernent (à triple titre : le choix énergétique, le choix de l’allocation de leurs impôts, le choix de l’exposition au danger notamment nucléaire).

    Nous sommes aujourd’hui condamné-es, pour avoir contesté une décision du passé plutôt que l’intérêt général : une décision profondément injuste.
  • Bilan financier 2017 et nos soutiens

    De nombreux projets ont jusqu’à ce jour été réalisés avec l’appui de partenaires ponctuels, ainsi que le colloque du 3 novembre dernier pour un budget supérieur à 9 000 euros ; tandis que les dons et adhésions effectués en faveur de l’association s’élevaient à 3500€, largement non utilisés autres dépenses courantes (impressions, organisation de réunion, etc).

    Un budget valorisable de près de 14 000 euros ; des dépenses directes quasi inexistantes, des économies d’environ 5 000€ pour financer l’exercice 2018 !

    En 2017, Notre affaire à tous compte 112 adhérent-es, dont 9 membres fondateurs, soit des cotisations à hauteur de 1 120 euros. Merci à toutes celles et tous ceux qui nous font confiance pour faire avancer la justice climatique !

    L’association a reçu de la part de 15 donateurs-trices 3 430 euros de dons, dont une donation mensuelle, un don de 2000€, un don de 600€ et 5 dons supérieurs ou égaux à 50 euros. Nous remercions chaleureusement ces donateurs, personnes inviduelles, qui nous permettent de continuer à mettre en oeuvre notre action !

    Nos différentes interventions-formations ont été effectuées dans leur quasi-intégralité à titre gratuit ; nous avons toutefois reçu 500€ au titre de l’une d’entre elles.

    Nous tenons également à remercier l’entreprise N.O.U.S. pour son action de mécenat à travers l’hébergement et l’appui à notre site internet ; ainsi que les graphistes Sandra Regol et Edouard Marchal.

    Le colloque organisé le 3 novembre dernier, financé en quasi-intégralité par nos partenaires les laboratoires IRIS et CERAP, la Fondation France Libertés, la Fondation pour l’écologie politique et le groupe Verts/ALE du Parlement européen a représenté un budget avoisinant les 9 000 euros.

    RAPPEL DE NOTRE MANIFESTE

    RESPONSABILITE FINANCIERE

    Enregistrée comme Association Loi 1901, l’organisation « Notre affaire à tous » a une activité à but non lucratif. Les moyens financiers sont entièrement mobilisés pour mener à bien les campagnes que nos membres jugent importantes dans un souci permanent d’optimisation des ressources pour un impact maximum.

    INDEPENDANCE FINANCIERE

    Du fait de la spécificité de notre action, nous chercherons en premier lieu des financements par les membres et supporters de notre association, en second lieu par les pouvoirs publics ou organismes promouvant l’intérêt général, afin de limiter les ingérences.

  • Table ronde n° 4 : Les mobilisations citoyennes pour le climat et l’environnement

    Table ronde n° 4 : Les mobilisations citoyennes pour le climat et l’environnement

    Gerry Liston, de Glan Law, commence la table ronde pour nous présenter le recours climatique de sept jeunes portugais intenté contre de nombreux Etats européens devant la Cour européenne des droits de l’homme. Ce recours est inédit à plusieurs égards : il est intenté contre une multiplicité d’Etats européens, directement devant la CEDH (en se prévalant d’une exception au principe d’obligation d’épuisement des recours internes) et soulève la question de l’extraterritorialité des obligations prévues dans la CESDH.

    Retrouver l’intégralité de la table-ronde en format audio.

    Ils ont commencé leur campagne de crowdfunding en septembre 2017. Ce lancement a suscité beaucoup d’attention médiatique, notamment, parce que le recours était intenté contre de multiples Etats européens. Leur défi maintenant est que le recours ne reste pas qu’un titre d’article accrocheur mais que les arguments de fond soient aussi mis en lumière.

    Dennis Van Berkel, qui a mené la campagne d’Urgenda, en relate les différentes étapes : la genèse de l’idée en 2007, grâce aux travaux de Roger Cox ; le lancement de la campagne en 2012 lors d’une conférence de presse au cours de laquelle ils ont demandé formellement au gouvernement de réduire les émissions de GES ; en même temps, lancement d’un site internet permettant aux citoyens de proposer des arguments à utiliser dans le cadre du recours (crowdpleading) et leur permettant de devenir co-demandeurs au recours. Les interviews de politiciens par un enfant ont contribué à la popularité de la campagne.  La victoire devant le tribunal a créé un énorme buzz, davantage dans les médias internationaux que dans les médias nationaux. Dennis Van Berkel reconnaît que même si le mouvement grandit, le financement est toujours un challenge.

    Serge de Gheldere de Klimaatzaak (Belgique), admet avoir beaucoup copié la campagne de Urgenda. Ils ont fait appel à des personnalités médiatiques pour populariser le recours. Pour le lever de fonds, ils ont lancé une campagne sur internet “un café pour le climat”, tout en étant transparents sur l’utilisation des fonds. Ils ont aussi facilité la procédure pour devenir co-demandeur, possible en quelques clics sur le site internet.

    Elizabeth Brown – Our children’s trust (États-Unis), nous explique ensuite que leur campagne est axée sur les témoignages des jeunes jeunes requérants. Ils sont invités à raconter leur histoire, et dire comment les catastrophes (incendies, inondations,etc..) liées au changement climatique ont bouleversé leur vie. Ces témoignages sont recueillis par vidéo, sont diffusés sur internet, peuvent faire l’objet de documentaires présentés à des festivals.

    Ridhima Pandey, 10 ans, qui a introduit un recours climatique devant les tribunaux en Inde, nous livre un poignant témoignage et nous fait part de sa crainte pour son avenir si rien n’est fait.

    Amy Rose  – ClientEarth (UE) revient sur les différentes campagnes internet qu’elle a mené, presque  toujours au soutien d’un recours devant les tribunaux. Elle constate que les choses peuvent bouger indépendamment du résultat du recours. L’utilisation de gestes avec les mains, de #, sont des outils pour populariser et diffuser un message (ex : NO2# (no to dirty air) utilisé par Coldplay).

    Anne Mahrer – Les Aînées pour la protection du climat (Suisse), nous raconte enfin sa campagne, depuis la naissance du mouvement en 2016, le lancement du recours lui même, puis la présence de l’association lors de différents événements internationaux (à Davos au World Economic Forum, pour une distribution de biscuits en forme de planète, notamment).

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