Catégorie : Multinationales

  • Multinationales / Rapport « Vigilance climatique » : Revue de presse

    Le 2 mars 2020, après plus d’un an de travail, de recherche et d’enquête, Notre Affaire à Tous publie une étude juridique comparative sans précédent de la vigilance climatique de 25 multinationales françaises ! 


    RTL, 8 mars 2020

    Environnement : « Les entreprises sont douées dans le greenwashing », selon une association

    25 multinationales françaises ont été épinglées par l’association « Notre Affaire à Tous » sur leur devoir de vigilance environnementale. Marie Toussait, co-fondatrice de l’association, assure que « sur le climat, (les entreprises) sont complètement à côté de la plaque ».

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    El Watan, 5 mars 2020

    Climat : une ONG pointe le manque de vigilance de 25 grandes entreprises françaises

    « Les multinationales françaises ne s’engagent pas assez pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre », a estimé mardi l’association Notre affaire à tous qui a réalisé un classement de 25 d’entre elles.

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    Usbek et Rica, 4 mars 2020

    25 multinationales françaises dans l’illégalité face au climat, dénonce Notre Affaire à Tous

    L’association Notre affaire à tous a publié le 2 mars une étude portant sur 25 multinationales françaises et dénonçant le non respect de leur « devoir de vigilance » en matière climatique.

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    Novethic, 4 mars 2020

    Climat : Notre Affaire à tous pointe le manque de vigilance de 25 grandes entreprises Françaises

    Après Total, ce sont 25 grandes entreprises du CAC40 qui sont passées sur le grill par Notre affaire à tous concernant leur action climatique. L’ONG utilise la loi sur le devoir de vigilance pour pointer du doigt les manquements en matière de stratégie climatique.

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    RFI, 3 mars 2020

    Notre Affaire à Tous publie un rapport sur la mise en oeuvre de la loi sur le devoir de vigilance par les entreprises

    Depuis une loi votée en 2017, les grandes entreprises françaises doivent publier et mettre en œuvre un plan de vigilance afin de prévenir les atteintes graves à l’environnement. Lundi 2 mars, l’association Notre Affaire à Tous a publié une étude juridique comparative, Benchmark  de la vigilance climatique des multinationales  dans laquelle elle épingle 25 entreprises qui, selon elle, ne respectent pas la loi.

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    La Relève et la Peste, 3 mars 2020

    25 multinationales françaises émettent 8 fois plus de gaz à effet de serre que l’ensemble du pays !

    Fruit d’un travail de plus d’un an, le nouveau rapport de l’association Notre Affaire à Tous a étudié l’empreinte carbone de 25 multinationales françaises, mais surtout les moyens qu’elles mettent en œuvre, ou pas, pour empêcher l’emballement de la crise climatique.

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    Batiweb, 3 mars 2020

    Les majors du BTP ne sont pas assez engagés contre les changements climatiques 

    L’association « Notre affaire à tous » a publié le 2 mars dernier un rapport général nommé « Benchmark de le vigilance climatique des multinationales ».

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    RSE Magazine, 3 mars 2020

    Devoir de vigilance : Les multinationales françaises n’en font pas assez 

    Une étude de Notre affaire à tous assure que vingt-cinq multinationales françaises n’en font pas assez dans le domaine du devoir de vigilance. L’étude pointe particulièrement du doigt le manque d’effort pour évaluer l’impact environnemental global de leurs activités.

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    Environnement magazine, 3 mars 2020

    Vigilance climatique : Une défaillance systémique au sein du CAC 40 

    Aucune des 25 multinationales scrutées par Notre affaire à tous ne se conforme à la loi sur le devoir de vigilance de mars 2017 et à la Charte de l’environnement de 2005, selon le rapport publié le 2 mars par l’association.

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    La Tribune, 3 mars 2020

    Vigilance climatique : 25 multinationales françaises rappelées à l’ordre 

    Ces sociétés ne respectent ni leurs obligations en matière de transparence, ni leur devoir de se conformer à l’Accord de Paris, dénonce une étude de l’ONG Notre affaire à tous.

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    Les Echos, 3 mars 2020

    Climat : Les grands groupes français ne sont pas assez transparents 

    Dans un rapport publié lundi, l’association Notre Affaire à tous, qui a déjà assigné Total en justice en janvier, juge que la loi sur le devoir de vigilance reste « complètement inobservée ».

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    L’Humanité, 3 mars 2020

    Environnement : les multinationales françaises hors la loi

    Elles ont un bilan carbone huit fois supérieur à celui du territoire français et n’appliquent pas la loi sur le devoir de vigilance. 25 multinationales françaises sont mises en demeure par l’ONG Notre affaire à tous (Naat) afin qu’elles s’engagent à protéger le climat.

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    Reporterre, 3 mars 2020

    Contre la crise climatique, les grandes entreprises françaises ne font rien 

    Dans une étude publiée lundi 2 mars, l’ONG Notre Affaire à tous constate que l’écrasante majorité de 25 grandes entreprises françaises n’a pris aucune mesure pour limiter les conséquences de son activité sur le climat.

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    Business and Human Rights Resource Centre, 3 mars 2020

    French companies are not fully meeting climate obligations under Duty of Vigilance law, study finds

    25 French multinational corporations challenged by the NGO Notre Affaire à tous on climate shortcomings.

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    RFI, 3 mars 2020

    Une ONG épingle 25 multinationales françaises pour leur  inaction climatique  

    Les entreprises françaises sont tenues par la loi de prendre part à la lutte contre le changement climatique. Mais selon une étude publiée lundi par l’ONG Notre Affaire à Tous portant sur 25 multinationales françaises, c’est loin d’être le cas.

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    La Croix, 3 mars 2020

    25 multinationales interpellées pour manque de « vigilance climatique »

    L’ONG « Notre affaire à tous », qui a attaqué Total en justice pour inaction climatique, dévoile un classement de 25 multinationales qui selon elle ne respectent pas la loi sur le devoir de vigilance.

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    Actu Environnement, 2 mars 2020

    Vigilance climatique : 25 multinationales françaises hors la loi selon Notre Affaire à Tous

    L’association à l’origine du contentieux contre Total dénonce 24 autres multinationales françaises, qui ne respecteraient pas la loi sur le devoir de vigilance. Aucune d’entre elles n’aurait adopté l’objectif des 1,5°C de l’Accord de Paris.

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    Journal de l’environnement, 2 mars 2020

    Climat : Les entreprises françaises manquent de vigilance

    Dans un rapport, publié ce 2 mars, l’association Notre affaire à tous pointe le manque de précisions des plans de vigilance des multinationales françaises.

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    Le Figaro, 2 mars 2020

    Les multinationales doivent en faire plus pour le climat

    Les multinationales françaises ne s’engagent pas assez pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, estime mardi l’association Notre affaire à tous qui a réalisé un classement de 25 d’entre elles. 

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    France Inter, 2 mars 2020

    Devoir de vigilance climatique : 25 multinationales françaises épinglées

    L’association Notre Affaire à Tous interpelle des entreprises au bilan carbone huit fois supérieur à celui du territoire français, afin qu’elles s’engagent à protéger le climat. 

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    Forbes, 2 mars 2020

    Just 25 French Firm’s produce 8 Times France’s carbon Emissions : Study

    Twenty-five French multinationals produce eight times the carbon dioxide emissions of the entire country of France and are failing to meet their environmental obligations under French law, according to a study released today.

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    Le Journal du Dimanche, 02 mars 2020

    Lutte contre les changements climatiques : voici les bons et les mauvais élèves au sein du CAC 40

    Selon une étude comparative portant sur les stratégies de 25 entreprises cotées au CAC 40, aucun grand groupe français n’est en conformité avec la loi et la vigilance climatique.

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    20 minutes, 2 mars 2020

    Environnement : Vingt-cinq multinationales françaises épinglées par « Notre Affaire à Tous » sur leur devoir de vigilance

    Depuis 2017, les grandes entreprises françaises doivent publier et mettre en œuvre un plan de vigilance pour prévenir les atteintes graves à l’environnement. L’ONG Notre Affaire à tous s’est penchée sur les copies de 25 multinationales françaises.

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    Connaissance des énergies, 2 mars 2020

    L’association Notre Affaire à Tous appelle les multinationales françaises à en faire plus pour le climat

    Notre affaire à tous a voulu « évaluer la transparence et la suffisance des engagements des entreprises soumises à la loi relative au devoir de vigilance en matière climatique ».

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  • Rapport « Vigilance climatique » 2020

    Le plan de vigilance climatique de 25 multinationales passé au crible

    Le lundi 2 mars 2020, après plus d’un an de travail, de recherche et d’enquête, Notre Affaire à Tous publie une étude juridique comparative sans précédent de la vigilance climatique de 25 multinationales françaises ! 

    Ce long travail de recherche s’est basé sur l’étude des documents de référence des 25 entreprises afin d’évaluer la mise en œuvre de la loi sur le devoir de vigilance en matière climatique. Des critères de notation ont été développés afin d’évaluer le comportement des multinationales. Ceux-ci s’appuient sur les objectifs internationaux de l’Accord de Paris ainsi que les données scientifiques du GIEC et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

    Résultat : aucune entreprise ne se conforme véritablement aux obligations découlant de la loi et de la Constitution. L’association, qui a déjà assigné la pollueuse Total en justice, interpelle désormais ces 25 entreprises au bilan carbone huit fois supérieur à celui du territoire français afin qu’elles s’engagent à protéger le climat.

    Très fortement contributrices au réchauffement, les multinationales françaises doivent répondre de leurs actes et accélérer leur transition énergétique

    Si les pouvoirs publics doivent jouer un rôle fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique, les entreprises partagent aussi cette responsabilité, et pour cause : l’empreinte carbone cumulée des multinationales évaluées s’élève à 1.517 millions de tonnes (Mt) de CO2e. En prenant notamment en compte certaines contre-expertises, cette empreinte carbone totale dépasserait 3549 Mt CO2e5. Cela représente huit fois les émissions territoriales françaises (445 Mt CO2e) ! 

    Les raisons de l’action

    Ce rapport a d’abord une visée informative : Il s’agit de permettre aux citoyen-e-s, consommateurs, et participants à la société civile de s’approprier les codes et outils juridiques applicable à l’encontre des multinationales polluantes pour faire valoir leurs droit à l’information, et exiger plus de transparence. 

    Cette visée informative, notre rapport ne s’y limite pas pour autant. Le second enjeu de ce rapport est de contribuer à une interprétation ambitieuse de la loi de vigilance qui doit s’imposer aux sociétés polluantes. C’est pourquoi des courriers d’interpellation ont été envoyés aux entreprises afin de leur demander de : dévoiler intégralement les émissions directes & indirectes du groupe, reconnaître les risques climatiques et leur part de responsabilité, adopter une stratégie et des objectifs chiffrés en lien avec l’objectif 1,5°C, mettre en place des actions cohérentes et effectives de réduction de GES, intégrer les informations climatiques pertinentes aux plans de vigilance. 

    Ainsi, Notre Affaire à Tous cherche à établir la responsabilité des pollueurs en matière de climat afin de remédier au vide juridique concernant la non-application de l’Accord de Paris aux entreprises. 

    Les enseignements clés du rapport

    Les résultats principaux

    1. Manque d’intégration du climat au plan de vigilance
    2. Communications incomplètes de l’impact climatique et de l’empreinte carbone
    3. Absence quasi-générale de reconnaissance de leur part de responsabilité dans le réchauffement climatique
    4. Trop faible niveau d’engagement au regard des
      risques encourus

    Nos demandes

     Toutes les entreprises analysées font face à des risques de non-conformité. Pour y remédier, elles doivent, comme indiqué dans les courriers d’interpellation qui leur ont été adressés :

    • dévoiler intégralement les émissions directes & indirectes du groupe

    • reconnaître les risques climatiques et leur part de responsabilité

    • adopter une stratégie et des objectifs chiffrés en lien avec l’objectif 1,5°C

    • mettre en place des actions cohérentes et effectives de réduction de GES

    • intégrer les informations climatiques pertinentes aux plans de vigilance

    • et enfin, appeler les pouvoirs publics à changer les règles du jeu économique si les entreprises ne parviennent pas à s’autoréguler.

    Alors que les multinationales s’apprêtent à publier leurs nouveaux plans de vigilance, nous avons démontré leurs manquements de l’année passée. Les entreprises doivent décarboner entièrement leur modèle économique le plus rapidement possible et indiquer précisément et sincèrement les voies et défis pour y parvenir. Si elles ne le font pas, elles pourraient être attaquées en justice, tout comme Total.”

    PAUL MOUGEOLLE, AUTEUR PRINCIPAL ET COORDINATEUR DE L’ÉTUDE POUR NOTRE AFFAIRE À TOUS

    Nos ressources

  • Actions contre Total

    Actions contre Total

    Pourquoi Total ?

    Le Groupe Total est chaque année à l’origine d’environ 1 % des émissions mondiales (458 millions de tonnes CO2eq), soit plus que les émissions territoriales françaises (445 millions de tonnes CO2eq). Selon le rapport Carbon Majors publié en 2017, Total fait ainsi partie des 20 entreprises contribuant le plus au réchauffement climatique dans le monde. Au regard de cette contribution majeure au réchauffement climatique, Total porte une responsabilité particulière et se doit d’effectuer une transition énergétique ambitieuse. Et pourtant, les actions de la multinationale sont loin d’être à la hauteur des enjeux.

    NOS ACTIONS CONTRE TOTAL

    TOTAL CLIMAT

    Le 28 janvier 2020, quatorze collectivités territoriales, aux côtés des associations Notre Affaire à Tous, Sherpa, ZEA, les Eco Maires, ont assigné TotalEnergies en justice pour l’obliger à réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre. 

    Il s’agit du premier contentieux climatique en France visant à rehausser les ambitions climatiques d’une multinationale du pétrole.

    TOTAL GREENWASHING

    Le 2 mars 2022, Notre Affaire à Tous, Greenpeace France et les Amis de la Terre France ont assigné TotalEnergies en justice pour pratiques commerciales trompeuses, pointant du doigt la vaste campagne de greenwashing de la multinationale dans le cadre de son changement de nom de Total vers TotalEnergies.

    TOTALMENT

    En octobre 2021, trois historiens révélaient que les dirigeants et salariés du groupe TotalEnergies (à l’époque Total et Elf) avaient connaissance de la probabilité d’un dérèglement climatique sans précédent dû à la production de combustibles fossiles dès 1971. 

    Notre Affaire à Tous et 350.org ont alors lancé la campagne TotalMent pour interpeller les décideurs politiques français et exiger une commission d’enquête parlementaire sur le sujet.

    LE RAPPORT "TOTAL, LA STRATÉGIE DU CHAOS CLIMATIQUE"

    Alors que le groupe pétrolier Total a une ambition : « devenir la major de l’énergie responsable », Notre Affaire à tous, 350.org et les Amis de la Terre ont confronté cette ambition affichée à la réelle stratégie environnementale du groupe par la publication le 29 mai 2019 du rapport « Total, la stratégie du chaos climatique » afin de dénoncer ses incohérences en matière climatique.

    SIGNALEMENT DE TOTAL AUPRÈS DE L’AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS

    À la veille de l’assemblée générale de Total, le jeudi 28 mai 2020, Notre Affaire à Tous et Sherpa signalent à l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) de potentielles contradictions, inexactitudes et omissions dans les documents financiers et les récentes communications publiques de l’entreprise pétrolière en matière de risques climatiques. Les associations considèrent que le Groupe fonde sa communication financière sur des hypothèses incertaines ne rendant pas compte de manière suffisamment prudente des risques financiers liés à la dépendance de son modèle économique aux hydrocarbures, ni des risques d’une possible dépréciation très forte de ses actifs. Le régulateur pourra être amené à vérifier la sincérité des informations financières divulguées par Total en matière de risques climatiques.

  • CP / Vigilance climatique : Notre Affaire à Tous interpelle 25 multinationales françaises suite à son rapport comparatif identifiant leurs nombreuses défaillances

    Communiqué de presse – Lundi 2 mars 2020

    Ce lundi 2 mars, Notre Affaire à Tous publie une étude juridique comparative sans précédent de la vigilance climatique de 25 multinationales françaises. Résultat : aucune entreprise ne se conforme véritablement aux obligations découlant de la loi et de la Constitution. L’association, qui a déjà assigné la pollueuse Total en justice1, interpelle désormais ces 25 entreprises au bilan carbone huit fois supérieur à celui du territoire français afin qu’elles s’engagent à protéger le climat.

    Face à l’inaction de l’Etat en matière de régulation climatique des multinationales, l’association Notre Affaire à Tous s’appuie sur le devoir de vigilance pour contraindre les plus gros pollueurs français comme Total à lutter contre le réchauffement climatique. Cette loi pionnière oblige les multinationales à publier et à mettre en oeuvre un plan de vigilance afin de prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l’environnement. 

    En matière climatique, la loi vigilance demeure encore complètement inobservée : l’étude juridique universitaire élaborée pour l’association2 démontre les nombreuses défaillances de plus de 25 multinationales issues de secteurs très carbonés (énergie, finance, industrie, transports, construction, agro-alimentaire3). Aucune entreprise n’a obtenu 100% des points, alors qu’il s’agit de la seule note permettant de s’assurer de la légalité. Les notes décernées sont du reste très faibles : 20 entreprises sur 25 n’ont pas obtenu une note supérieure à la moyenne.

    S’agissant plus spécifiquement de la transparence, les entreprises ne dévoilent pas encore correctement leurs GES directs et indirects, malgré les différentes obligations en vigueur. Selon les informations publiées par les entreprises elles-mêmes, l’empreinte carbone cumulée des multinationales évaluées s’élève à 1.517 millions de tonnes (Mt) de CO2e. En prenant notamment en compte certaines contre-expertises, cette empreinte carbone totale dépasserait 3549 Mt CO2e5. Cela représente huit fois les émissions territoriales françaises (445 Mt CO2e) !

    Les entreprises ne saisissent pas non plus encore l’ampleur de leur responsabilité : les sociétés mères de grands groupes transnationaux ne mettent pas toutes les mesures en oeuvre afin de faire baisser les émissions directes et indirectes de leurs filiales et de leurs chaînes de sous-traitance. Il s’agit pourtant du coeur de la loi vigilance.

    Les gaz à effet de serre auxquels ces entreprises sont liées contribuent dangereusement au dépassement de l’objectif 1,5°C de l’Accord de Paris. Le GIEC a confirmé en 2018 les risques d’atteintes graves et irréversibles aux droits humains et à l’environnement qui surviendront au delà d’un tel réchauffement. Malgré cela, aucune entreprise ne s’est fixée un tel objectif de limitation de la température.

    En somme, toutes les entreprises analysées font face à des risques de non-conformité. Pour y remédier, elles doivent, comme indiqué dans les courriers d’interpellation qui leur ont été adressés :

    • dévoiler intégralement les émissions directes & indirectes du groupe  
    • reconnaître les risques climatiques et leur part de responsabilité
    • adopter une stratégie et des objectifs chiffrés en lien avec l’objectif 1,5°C
    • mettre en place des actions cohérentes et effectives de réduction de GES 
    • intégrer les informations climatiques pertinentes aux plans de vigilance
    • et enfin, appeler les pouvoirs publics à changer les règles du jeu économique si les entreprises ne parviennent pas à s’autoréguler.

    Pour Paul Mougeolle, auteur principal et coordinateur de l’étude pour Notre Affaire à Tous : “alors que les multinationales s’apprêtent à publier leurs nouveaux plans de vigilance, nous avons démontré leurs manquements de l’année passée. Les entreprises doivent décarboner entièrement leur modèle économique le plus rapidement possible et indiquer précisément et sincèrement les voies et défis pour y parvenir. Si elles ne le font pas, elles pourraient être attaquées en justice, tout comme Total.” 

    CONTACTS PRESSE :

    NOTES

    Cette étude fait suite à l’action en justice climatique intentée le 28 janvier 2020 contre Total par Notre Affaire à Tous avec 4 autres associations et 15 collectivités, basée sur la même loi et les mêmes obligations.

    2 L’étude a été financée par le projet universitaire En-communs. La méthodologie ainsi que la partie sur le secteur financier sont en cours de publications par l’Institut de recherche juridique de la Sorbonne (IRJS) dans l’ouvrage suivant : Finance Durable Et Droit : Perspectives Comparées, Actes Du Colloque Du 22 Octobre 2019 sous la direction scientifique de Hugues BOUTHINON-DUMAS, Bénédicte FRANÇOIS et Anne-Catherine MULLER, 2019. 

    3 Air Liquide, Total, Natixis, EDF, Auchan, Bouygues, Vinci, Eiffage, Engie, Crédit Agricole, Aéroports de Paris, Société Générale, Véolia, Suez, Axa, Airbus, Carrefour, Renault, Air France, BNP, Arcelormittal, PSA, Michelin, Danone et Schneider Electric.

    20 entreprises sur les 25 analysées (soit 80%) obtiennent une note inférieure à la moyenne : Air Liquide, Total, Natixis, EDF, Auchan, Bouygues, Vinci, Eiffage, Engie, Crédit Agricole, Aéroports de Paris, Société Générale, Véolia, Suez, Axa, Airbus, Carrefour, Renault, Air France, BNP. Les seules entreprises à avoir obtenu une note supérieure à la moyenne sont Arcelormittal, PSA, Michelin, Danone et Schneider Electric. Un courrier a été envoyé par ailleurs à FNAC-Darty suite à une évaluation de l’entreprise.

    5  Voir les résultats de la récente étude des Amis de la Terre et Oxfam, qui a évalué l’empreinte carbone des banques grâce aux recherches du cabinet Profundo

  • La loi sur le devoir de vigilance

    La loi sur le devoir de vigilance

    Le devoir de vigilance

    Le 5 avril 2019, l’ONG néerlandaise Milieudefensie a lancé une action en justice contre l’entreprise pétrolière Shell afin de la contraindre à s’aligner sur une trajectoire de réduction de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement à 1,5°C. Pour ce faire, Milieudefensie s’appuie sur le devoir de vigilance (“duty of care” article 6:162 du code civil néerlandais). La loi néerlandaise équivaut au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, issu de la loi du 27 mars 2017.

    Le but de cette action ? Mettre fin à l’impunité de la 9ème entreprise la plus émettrice de gaz à effet de serre au monde depuis 1988, et à ses activités destructrices du climat.

    Le texte de loi devoir de vigilance a été introduit à l’Assemblée Nationale juste après l’effondrement du Rana Plaza, une usine textile, qui a fait plus de 1100 morts au Bangladesh en 2013. Ce drame a révélé la nécessité d’imposer un devoir de vigilance aux entreprises sur l’ensemble de la chaîne de production.

    L’objectif de cette loi, qui a été définitivement adoptée en 2017, est de “responsabiliser ainsi les sociétés transnationales afin d’empêcher la survenance de drames en France et à l’étranger et d’obtenir des réparations pour les victimes en cas de dommages portant atteinte aux droits humains et à l’environnement”. Désormais, celles-ci peuvent obtenir réparation auprès des sociétés mères pour des dommages causés par leurs filiales ou prestataires.

    Le plan de vigilance doit permettre l’identification et la prévention des atteintes graves à l’environnement ainsi qu’aux droits humains résultant des activités du groupe et de sa chaîne de sous-traitance. Le changement climatique doit donc être atténué dans le cadre de cette loi. Ainsi, si  les activités de certaines entreprises génèrent directement ou indirectement une quantité importante de gaz à effet de serre, une stratégie de réduction appropriée en adéquation avec les objectifs de prévention de la loi doit être élaborée, puisque le changement climatique porte(-ra) atteinte tant aux droits humains qu’à l’environnement.

    Le plan doit être à la fois publié et mis en oeuvre de manière effective, afin que les personnes concernées par les risques et les victimes puissent agir juridiquement contre l’entreprise. En effet, aux termes de la loi, toute personne ayant un intérêt à agir (ex: associations de protection de l’environnement, victimes) peut saisir le juge compétent afin d’enjoindre l’entreprise concernée à respecter son devoir de vigilance et/ou  demander réparation des préjudices.

    L’action contre Total

    Aux côtés de quatorze collectivités territoriales et 4 associations Notre Affaire à Tous a assigné la multinationale Total en justice et demandé qu’il lui soit ordonné de prendre les mesures nécessaires pour réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit du premier contentieux climatique en France visant à rehausser les ambitions climatiques d’une multinationale du pétrole.

    L’action contre Casino

    Une enquête accablante publiée par Envol Vert a mis en évidence des preuves de déforestation récente et de pratiques d’accaparement de terres autochtones causée par l’élevage bovin dont la viande se retrouve dans plusieurs supermarchés du groupe Casino au Brésil. Une coalition d’ONG dont Notre Affaire à Tous a donc mis en demeure Casino, lui demandant de produire un nouveau plan de vigilance.

    Le rapport "Vigilance climatique"

    Le 2 mars 2020, Notre Affaire à Tous a publié une étude juridique comparative de la vigilance climatique de 25 multinationales françaises. Résultat : aucune entreprise ne se conforme aux obligations découlant de la loi et de la Constitution. Dans le même temps, nous avons interpellé ces 25 entreprises au bilan carbone huit fois supérieur à celui du territoire français afin qu’elles s’engagent à protéger le climat.

  • CP / Premier contentieux climatique contre une multinationale du pétrole en France : 14 collectivités et 5 associations assignent Total en justice pour manquement à son devoir de vigilance

    Communiqué de presse – 28 janvier 2020

    Quatorze collectivités[1] territoriales, aux côtés des associations Notre Affaire à TousSherpa, ZEA, les Eco Maires et FNE, assignent la multinationale Total en justice et demandent qu’il lui soit ordonné de prendre les mesures nécessaires pour réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit du premier contentieux climatique en France visant à rehausser les ambitions climatiques d’une multinationale du pétrole.

    [1] Arcueil, Bayonne, Bègles, Bize-Minervois, Champneuville, Centre Val de Loire, Correns, Est-Ensemble Grand Paris, Grenoble, La Possession, Mouans-Sartoux, Nanterre, Sevran et Vitry-le-François.

    Le 23 octobre 2018, le collectif de collectivités et d’associations interpellaient Total face à l’absence de toute référence au changement climatique dans son premier plan de vigilance, malgré son obligation légale, issue de la loi sur le devoir de vigilance du 27 mars 2017, de prendre des mesures propres à prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement résultant de ses activités.

    Ni la publication d’un second plan de vigilance en mars 2019, ni les échanges avec la direction de Total, y compris une rencontre avec son Président Directeur Général, Patrick Pouyanné, n’ont abouti à une évolution substantielle des engagements climatiques  de Total. Les ambitions climatiques de Total sont clairement en inadéquation avec la trajectoire 1,5°C, la seule réellement cohérente avec les objectifs de l’accord de Paris[1].

    Après avoir formellement mis Total en demeure le 19 juin 2019, le collectif de collectivités et d’associations se voit aujourd’hui contraint de saisir la justice. Il  se fonde sur la loi relative au devoir de vigilance, ainsi que sur l’obligation de vigilance environnementale découlant de la charte de l’environnement.

    Selon Sandra Cossart, directrice de l’association Sherpa qui a beaucoup oeuvré pour l’adoption de la loi sur le devoir de vigilance« cette loi oblige précisément les entreprises à prévenir les risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement causées par leurs activités, et à le faire de manière adaptée. Total est légalement tenue d’identifier les risques résultant de sa contribution au réchauffement climatique, et de prendre les mesures qui s’imposent pour réduire ses émissions”

    Face à l’inaction de l’Etat en matière de régulation des multinationales, notamment en matière climatique, les collectivités et associations demandent ainsi au tribunal judiciaire de Nanterre d’enjoindre Total, à l’origine d’environ 1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre[2], de reconnaître les risques générés par ses activités et de s’aligner sur une trajectoire compatible avec une limitation du réchauffement climatique à 1,5°C.

    Selon Paul Mougeolle, de l’association Notre Affaire à Tous, “Une étude réalisée par Notre Affaire à Tous, en cours de publication, démontre que Total figure parmi les plus mauvais élèves du CAC 40 en matière d’atténuation de l’impact climatique. Une raison supplémentaire pour contraindre la multinationale pétrolière française, dont les émissions directes et indirectes sont plus élevées que celles du territoire français[3], à effectuer sa transition énergétique.

    Selon Florence Denier Pasquier, vice présidente de France Nature Environnement,l’action engagée à l’encontre du groupe Total est cohérente avec l’ensemble des actions contentieuses déjà menées par FNE, localement comme nationalement, contre des projets climaticides. Ce contentieux est une occasion forte de mesurer, au regard des applications faites par le juge, la portée concrète de la loi sur le devoir de vigilance. In fine, bien sûr, notre demande, aux côtés d’une quinzaine de collectivités territoriales, est que le groupe Total mette un terme à ces activités climaticides. La nécessité de passer du discours aux actes : c’est tout le message qui doit être adressé à ce groupe et à tous les acteurs”.

    Eric Piolle, maire de Grenoble, précise :À Grenoble, les conséquences du changement climatique sont déjà visibles : d’ici 2050, les Grenoblois subiront 3 mois de canicule par an, et la neige va continuer à disparaître l’hiver. Les glaciers fondent, les montagnes s’effritent. Parce que les villes sont en première ligne, c’est aussi par elles que le changement doit arriver. Au quotidien, nous prenons des mesures pour anticiper, limiter et s’adapter au changement climatique. Ensemble, nous avons aussi la responsabilité de pousser les plus gros émetteurs de gaz à effets de serre à montrer l’exemple”.

    En décembre dernier, la sous-préfecture de Verdun s’est opposée à la décision de la commune de Champneuville de se joindre à l’action contre Total, illustrant la complicité de l’Etat dans l’inertie climatique et la nécessité de recourir à la justice.

    Selon Daniel Lefort, maire de Champneuville : Contrairement à ce qui est écrit dans le recours gracieux de la préfecture, notre délibération n’est pas une délibération militante ni politique mais bien une délibération citoyenne. L’action de notre commune (avec d’autres collectivités et associations) se substitue aux manquements de l’Etat qui laisse les plus gros émetteurs de GES ne pas respecter leur devoir vigilance”.

    Notes

    • [1] Une trajectoire 1,5°C laisse 50% de chances de limiter le réchauffement en dessous de 1,5°C et 85% pour contenir en dessous de 2°C.
    • [2] En 2017, 42 milliards de tonnes de CO2 équivalents ont été émis dans l’atmosphère. Les 458 millions de tonnes provenant des activités de Total ainsi que de ses conséquences représentent plus de 1% de ce montant, voir : GIEC, Rapport spécial 1,5°C, 2018, chapitre 2, p. 107.
    • [3] Les activités de Total et ses conséquences sont à l’origine de 458 millions de tonnes de CO2, soit plus que les émissions territoriales françaises qui s’élèvent 445 millions CO2 ; Pour les chiffres relatifs aux émissions de Total, voir son document de référence 2018 à la p. 202. S’agissant des émissions françaises, voir le Rapport annuel neutralité carbone 2019 du Haut Conseil pour le Climat à la p. 29.

    Contacts presse :

  • CP / 1,5°C : 14 collectivités et 4 associations mettent Total en demeure pour manquement au devoir de vigilance en matière climatique

    Communiqué de presse – le 18 juin 2019

    A la suite d’une réunion avec la direction et le PDG de Total, quatorze collectivités territoriales (1), accompagnées par les associations Notre Affaire à Tous, Les Eco Maires, Sherpa et ZEA, mettent la multinationale Total en demeure de se conformer à la loi sur le devoir de vigilance, en prenant les mesures nécessaires pour faire face au dérèglement climatique.

    Le 23 octobre 2018, treize collectivités et les quatre associations interpellaient Total face à l’absence de toute référence au changement climatique dans son premier plan de vigilance, malgré son obligation légale de prendre des mesures propres à prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement.

    Le coût global de l’adaptation se chiffre, pour les années à venir, à plusieurs centaines de milliards de dollars annuels selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) (2) dont une grande partie devra être supportée par les villes. C’est donc bien d’une double injustice dont sont victimes les collectivités, au nom de leurs citoyen-nes : celle d’être les premières impactées par les conséquences du changement climatique, et celle d’en payer le prix fort. Face à l’injustice, citoyen-nes et collectivités demandent à Total de prendre sa juste part de responsabilité dans l’action face à la crise climatique.

    Si le nouveau plan de vigilance de Total, publié en mars 2019, mentionne le changement climatique, les mesures annoncées sont clairement insuffisantes, en-deçà des efforts nécessaires au respect des objectifs internationaux reconnus par l’Accord de Paris, comme le démontre le rapport publié le 29 mai dernier “Total : la stratégie du chaos climatique” (3). Aucune volonté de faire évoluer ce plan ne semble ressortir de la réunion qui a rassemblé ce jour les représentant-es des collectivités et des associations avec la direction du groupe.

    Si d’ici trois mois (soit le 19 septembre), Total ne présente toujours pas de mesures de réduction de gaz à effet de serre adéquates, les collectivités qui le souhaiteront ainsi que les associations les accompagnant pourront assigner la multinationale française en justice pour qu’il lui soit enjoint, le cas échéant sous astreinte, de réduire ses gaz à effet de serre et de se mettre en conformité avec la loi et l’Accord de Paris.

    Le communiqué de presse au format PDFTélécharger Le dossier de presse de la mise en demeureTélécharger

    Contacts presse :

    1. Arcueil, Bayonne, Bègles, Bize-Minervois, Champneuville, Correns, Est-Ensemble Grand Paris, Grande-Synthe, Grenoble, La Possession, Mouans-Sartoux, Nanterre, Sevran et Vitry-le-François
    2. Voir le rapport de l’UNEP : https://www.un.org/sustainabledevelopment/blog/2016/05/unep-report-cost-of-adapting-to-climate-change-could-hit-500b-per-year-by-2050/ . Une limitation du réchauffement à 1,5°C par rapport à 2°C permettrait encore de prévenir la survenance de dommages estimés à hauteur de 8 à 13 trillions de dollars américains en 2050″ voir , H. MCKINNON, 1.5°C: IEA’s scenarios will fail, need urgent review says letter from experts, business leaders, 2019.
    3. “Total : la stratégie du chaos Climatique”, Notre Affaire à Tous, 350.org et les Amis de la Terre France, avec le soutien d’Attac France, Sherpa, les Ecomaires, l’Observatoire des Multinationales, publié le 29 Mai 2019 https://notreaffaireatous.org/wp-content/uploads/2019/05/RapportTOTAL_2019.05.28_CMJN300dpi_compressed.pdf
  • Appel des Maires pour le climat

    Appel des maires pour le climat

    Nos collectivités mènent des politiques d’adaptation et d’atténuation afin de limiter nos émissions de gaz à effet de serre et de permettre aux générations futures de vivre sur les territoires de leurs parents. Cet effort commun pour respecter l’objectif inscrit dans l’Accord de Paris de limiter le réchauffement « nettement en dessous de 2°C » doit être partagé par tous, et en particulier par ceux qui sont historiquement responsables d’une partie non négligeable des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    Nous ne pouvons en effet pas décemment exiger des collectivités locales et des citoyens de porter seuls les efforts nécessaires pour sauver le climat.

    Les 25 multinationales les plus polluantes de la planète sont responsables de plus de 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serreL’entreprise Total en fait partie. En tant que major de l’énergie, elle est à elle seule responsable de près de 0,9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre à travers les produits qu’elle met à disposition des consommateurs. Sa responsabilité pour limiter les effets du changement climatique doit être à la hauteur de sa contribution historique et de son poids politique et économique.

    Force est de constater que le compte n’y est pas. Total ne s’engage pas dans une trajectoire de baisse des émissions permettant de limiter le réchauffement à +1,5°C, comme le requiert l’Accord de Paris, et de prévenir les risques d’atteintes graves à l’environnement, aux droits humains et à la santé et la sécurité des personnes résultant du changement climatique. Alors que la jeunesse mondiale presse les responsables politiques et économiques pour pouvoir vivre dignement sur une planète qui ne soit pas transformée en étuve, Total continue à investir plusieurs milliards d’euros par an dans des énergies fossiles, devenues mortifères alors qu’elle pourrait préparer l’avenir en s’engageant uniquement sur des projets de production d’énergies renouvelables.

    Le temps nous est désormais compté. Dans une trentaine d’année, nous devrons vivre dans un monde neutre en carbone dans lequel les émissions résiduelles seront intégralement compensées. Dans ces conditions, pourquoi continuer à investir dans la recherche de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, destinés à nous alimenter en énergies fossiles bien au-delà de cet horizon de 2050 ?

    Les enfants qui viennent au monde aujourd’hui auront alors à peine 30 ans. Il est de notre responsabilité de leur garantir les mêmes options que nous, sans avoir à subir les effets catastrophiques d’une hausse incontrôlée des températures et à supporter des coûts faramineux pour tenter de s’y adapter.

    Telles sont les raisons pour lesquelles, en ce 18 juin 2019, nous lançons un appel à l’ensemble des élus, maires, présidents de collectivités afin qu’ils s’associent à nous pour demander à Total de baisser rapidement ses émissions afin de limiter le réchauffement à +1,5°C.

    Signataires :

    Christian Métairie, Maire d’Arcueil, Jean-René Etchegaray, Maire de Bayonne, Clément Rossignol Puech, Maire de Bègles, Alain Fabre, Maire de Bize-Minervois, Daniel Lefort, Maire de Champneuville, Michaël Latz, Maire de Correns, Gérard Cosme, Président de l’établissement public territorial Est Ensemble, Damien Carême, Maire de Grande-Synthe, Eric Piolle, Maire de Grenoble, Vanessa Miranville, Maire de La Possession, Pierre Aschieri, Maire de Mouans-Sartoux, Patrick Jarry, Maire de Nanterre, Stéphane Blanchet, Maire de Sevran et Jean-Pierre Bouquet, Maire de Vitry-le-François.

    Le guide d’action pour les collectivités territoriales élaboré par Notre Affaire à Tous vous indique la marche à suivre pour vous aussi rejoindre ces territoires qui interpellent TOTAL.

     

    Vous êtes une collectivité ? Rejoignez-nous en envoyant un mail à contact@ecomaires.com ou contact@notreaffaireatous.org



  • Multinationales / Rapport Total : Revue de presse

    Le jeudi 28 mai 2020, Notre Affaire à Tous et Sherpa maintiennent la pression sur le géant de l’énergie fossile en déposant un signalement à l’autorité des marchés financiers le jour de l’assemblé général de Total ! Dans cette revue de presse, vous retrouverez tout les articles de presse en lien avec notre action contre Total et le greenwashing développé par la firme.

    Reporterre, le quotidien de l’écologie, 28 mai 2020 / Total se rêve en vert ? Les associations détruisent son écoblanchiment ! 

    Le groupe pétrolier et gazier Total tient son assemblée générale des actionnaires ce vendredi 29 mai. L’entreprise a récemment publié de nouveaux engagements climatiques, vertement critiqués par les associations de protection de l’environnement. Elles dénoncent une stratégie de communication trompeuse depuis plusieurs années. Lire la suite >

    Actu environnement, 28 mai 2020 / Total et action climatique : un signalement à l’Autorité des Marchés financiers

    Les associations Notre Affaire à tous et Sherpa ont déposé, jeudi 28 mai, un signalement du groupe Total auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Les deux ONG dénoncent « les omissions, inexactitudes et contradictions de l’information financière de Total, concernant en particulier les risques financiers liés à la transition énergétique ». Lire la suite >

    Notre Affaire à Tous, accompagnée de deux autres ONG, a publié ce mardi 28 mai un rapport pour dénoncer la stratégie climatique de façade du géant pétrolier Total

    Environnement Magazine, 31 mai 2019 / Des ONG dénoncent la stratégie climatique de Total 

    Trois ONG, Notre Affaire à Tous, 350.org et les Amis de la Terre France ont publié ce mardi 28 mai un rapport analysant la stratégie climatique du géant pétrolier Total. Elles y dénoncent une « stratégie de façade, absolument incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris ». Lire la suite >

     

    France Info, 29 mai 2019 / Total : des écologistes s’invitent à l’assemblée générale des actionnaires

    L’assemblée générale des actionnaires du groupe Total s’est déroulée mercredi 29 mai. L’occasion pour des militants écologistes de s’inviter à la table pour faire entendre leurs revendications. Lire la suite >

    La Relève et la Peste, 29 mai 2019 / La stratégie du groupe pétrolier Total : vers un « chaos climatique »

    A lui seul, le groupe Total est à l’origine de plus de 0,9% des émissions mondiales chaque année, soit l’équivalent des deux tiers des émissions de la France. Lire la suite >

    Les Echos, 29 mai 2019 / Le réchauffement climatique s’invite aux assemblées générales des pétroliers 

    Les ONG veulent faire de la réunion d’actionnaires de Total ce mercredi une caisse de résonance pour les questions d’environnement. BP, Shell et d’autres grands groupes pétroliers font face à une pression croissante de certains investisseurs sur ces sujets. Lire la suite >

    Mediapart, 29 mai 2019 / Climat : Total s’expose à des risques juridiques imminents 

    Objectifs indigents de réduction de ses émissions de CO2, investissements massifs dans les hydrocarbures, double discours sur la réalité de ses engagements climatiques : Total sort étrillé du rapport d’ONG publié à l’occasion de l’assemblée de ses actionnaires ce mercredi 29 mai. Lire la suite >

    Reporterre, 28 mai 2019 / Total pointée comme une « major du chaos climatique » 

    Trois ONG – 350.org, les Amis de la Terre, Notre Affaire à Tous – ont publié, mardi 28 mai, un rapport analysant la stratégie climatique du géant pétrolier Total. Cette publication, qui survient la veille de l’assemblée générale du groupe, montre « une stratégie de façade, absolument incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris ». Lire la suite >

    France Culture, 28 mai 2019 / Journal de 12h30 – UE, après les élections, les grandes manoeuvres

    A partir de la 20ème minute, écoutez le replay de l’émission dédié au rapport « Total : la stratégie du chaos climatique ». Ecouter le podcast >

    AEF Info, 28 mai 2019 / Trois ONG dénoncent la stratégie climatique « de façade » de Total

    La stratégie climat du groupe Total est « une stratégie de façade », dénoncent les ONG Notre Affaire à Tous, 350.org, et les Amis de la Terre, dans le rapport « Total, la stratégie du chaos climatique ». Lire la suite > 

    Observatoire des multinationales, 28 mai 2019 / Total et le climat : les masques tombent 

    A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de Total, le grand écart est plus évident que jamais entre les prétentions du groupe à être une « major pétrolière responsable », alignée sur les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, et le cynisme avec lequel il poursuit l’exploitation de nouveaux gisements de pétrole et de gaz partout sur la planète. Lire la suite >

  • Censure à l’AG de Total : la collusion au mépris des droits des citoyen-nes

    Au lendemain de la publication du rapport “Total, la stratégie du chaos climatique”, des membres de l’association Notre Affaire à Tous ont souhaité alerter les actionnaires sur les activités dévastatrices du groupe. Ils en ont été empêché par la police et la direction du groupe.

    A 8h30 mercredi matin une poignée de membres de l’association Notre Affaire à Tous ont souhaité distribuer aux actionnaires des résumés du rapport expliquant les risques juridiques et financiers pris par Total en matière climatique. La police leur a interdit de distribuer les documents et leur a sommé de quitter les lieux au mépris de leur droit d’expression.

    Les cinq membres de l’association présents ont subi un contrôle d’identité pendant trois quart d’heure et ont été menacé de garde à vue. Chef d’accusation encouru : attroupement susceptible de troubler l’ordre public. Distribuer des documents dans la rue constitue pourtant droit fondamental. La censure des membres de Notre Affaire à Tous par l’Etat afin de protéger Total est particulièrement inquiétante. La distribution n’a pu se faire que longtemps après devant la sortie de métro Ternes, lorsque l’afflux vers l’AG était déjà presque déjà terminé.

    Paul Mougeolle, rédacteur du rapport indique : “Le dispositif de sécurité était complètement disproportionné. Nous souhaitions simplement informer les actionnaires des risques économiques qu’ils encourent. Le double discours de Total ne permet pas aux actionnaires de comprendre les risques auxquels l’entreprise les expose, ainsi que toutes celles et ceux qui se mobilisent pour un futur possible. Il est important que les parties prenantes sachent que la stratégie climat de Total n’est qu’une façade incompatible avec l’Accord de Paris. Cela est donc évidemment regrettable que nous ne puissions pas exercer notre droit d’expression.”

    Pendant que Total se targue d’être la “major de l’énergie responsable”, les méga-projets gazier que la multinationale développe sont associés à de nombreuses violations des droits humains des communautés locales. Le gaz n’est ni une énergie “propre” ni “de transition”. L’acquisition récente d’importants actifs au Mozambique, alors qu’il s’agit d’une véritable bombe climatique, dans un pays qui vient déjà de subir les conséquences les plus lourdes du dérèglement climatique est dramatique. C’est certainement ces vérités qu’ils cherchent à étouffer.

    Clémence Dubois, porte-parole pour 350.org réagit : “Visiblement, l’Etat fait plus de zèle pour protéger les pollueurs que l’intérêt général. Si Total peut développer de nouveaux projets fossiles qui rendent impossible un futur souhaitable, c’est qu’il bénéficie du soutien formel de l’Etat et du gouvernement qui laissent la multinationale faire usage de son pouvoir outrancier dans les champs diplomatique, économique, universitaire, social et culturel. Nous appelons les institutions à rompre leurs liens et leur complicité avec l’un des principaux destructeurs du climat.”

    Contacts presse :