Catégorie : Général

  • Changement climatique : quelles conséquences sanitaires ?

    Changement climatique : quelles conséquences sanitaires ?

    Le 12 octobre 2018 se tenait un colloque organisé par la sénatrice de Paris Esther Benbassa, en collaboration avec David Belliard et Notre Affaire à Tous, représentée par Marie Toussaint, et intitulé « Changement climatique : quelles conséquences sanitaires ? ». Rassemblant de nombreux spécialistes du sujet (médecins, épidémiologistes, chercheur-ses…), ce colloque a permis de dresser l’état de la connaissance sur le sujet, notamment en recensant les divers impacts du changement climatique sur la santé humaine : sur les maladies infectieuses, les maladies respiratoires, sur la santé au travail… Les intervenant-es ont souligné l’importance de considéré le facteur sanitaire comme élément clé dans la lutte contre le changement climatique, et ont souvent mis en avant les liens existant entre environnement, facteurs sociaux et inégalités de santé. 

    Suite à ce colloque, Notre Affaire à Tous revient sur cette question : quelles sont les conséquences sanitaires du changement climatique ? Et développe ce que la réponse à cette question implique en terme de justice climatique et de politique d’adaptation. 

    Atténuer : une question de santé. 

    Que le changement climatique affecte notre santé n’est plus à démontrer : le « Compte à rebours santé et changement climatique » du Lancet, auquel participent plusieurs institutions publiques comme l’OMS, l’OMM ou la Banque mondiale, est à cet égard éloquente, et effrayante.

    Les impacts sont divers :

    • stress thermique et hydrique ;
    • prévalence de maladies respiratoires en raison de la dégradation de la qualité de l’air et propagation de maladies infectieuses ;
    • perturbation de la production alimentaire et de l’approvisionnement en eau potable…
    • Entre 2030 et 2050, on prévoit que le changement climatique entraînera environ 300.000 décès supplémentaires par an ; avec des frais de santé notables : les estimations varient, mais nous retiendrons ici le chiffre de 2 à 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.
    • En 2017, The Lancet appelait, après 25 ans d’inaction, à une transformation globale en faveur de la santé publique. Pour ne citer que quelques chiffres : au vu de leurs zones d’installation, les populations humaines subissent un réchauffement bien plus élevé (0,9°C entre 2000 et 2016) que la hausse de la température moyenne mondiale (0,4°C sur la même période). En moyenne, 125 millions d’adultes supplémentaires ont été touchés par des vagues de chaleur depuis 2000. Ce nombre atteint 175 millions de personnes en 2015.
    • Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d’action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4 % depuis 1950, tandis que le nombre de malades était presque multiplié par deux tous les dix ans.
    • la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes a augmenté de 46% entre 2007 et 2016 (en comparaison avec la période 1990-1999) Compte tenu de sa population et de sa superficie, l’Asie est le continent le plus touché par les catastrophes météorologiques : 2 843 événements ont été enregistrés entre 1990 et 2016, affectant 4,8 milliards de personnes et faisant 505 013 morts.

    Et pour rappel, l’augmentation de la température pendant ces 130 dernières années a été d’environ 0,85°C dans le monde, tandis qu’au cours de ces 25 dernières années, elle s’élève à 0,18°C par décennie.

    Rappelons que dans son ouvrage Changement climatique : une menace pour la démocratie, le journaliste Valéry Laramée de Tannenberg soulignait également l’explosion des violences inter-étatiques et inter-personnelles lors de catastrophes climatiques, comme d’ailleurs lors d’épisodes climatiques de l’ordre des canicules. A la violence naturelle due au réchauffement s’ajoutent ainsi les violences humaines.

    • La sous-nutrition explose, la Banque mondiale s’attend à 100 millions de pauvres en plus du fait du réchauffement d’ici 2030, et le rapport du Lancet annonce une baisse de 6% des rendements mondiaux de blé et une chute de 10% des rendements de riz pour chaque hausse de 1°C de la température mondiale.
    • Premières victimes du dérèglement climatique : les travailleurs ruraux, qui ne bénéficient pas d’un lieu de travail abrité, et dont la productivité a baissé de 5,3% depuis 2000, par rapport à la période 1986-2008, note le rapport. En 2016, pas moins de 920 000 personnes ont été exclues du marché du travail dans ce secteur, dont 418 000 rien qu’en Inde.

    En conclusion, et c’est aussi ce qu’ont souligné ou-tes les intervenant-es du colloque du 12 octobre : le changement climatique affecte la santé et en ce sens doit être pris en compte et combattu pour pallier aux effets néfastes du réchauffement.

     

    Mise en danger du droit à la vie des citoyen-nes. 

    Le dernier rapport du GIEC, publié en octobre, a démontré que, quand il est question de réchauffement de la planète, chaque demi degré compte, et aura des conséquences terribles sur l’environnement, et nos conditions de vie. 

    • pluviométrie accrue dans l’hémisphère nord : +100% avec 1,5°C, +170% avec 2°C ;
    • la sécheresse pourrait toucher 60 millions de personnes en plus dans le monde chaque 0,5…

    On sait aussi qu’il existe des boucles de rétroaction qui viennent s’ajouter les unes aux autres, entre dégradations environnementales, changement climatique, pertes de biodiversité… et impacts sanitaires également. C’est ce que les intervenant-es du colloque du 8 septembre ont longuement souligné. 

    La conclusion est alors évidente : atténuer est aussi une question de santé ! C’est également une des conclusions de la décision de la cour d’appel de La Haye, début octobre : l’Etat néérlendais avait été attaqué par l’organisation Urgenda, et a été condamné à réduire ses émissions de CO2 de 25% d’ici à la fin de 2020 par rapport à ses émissions de 1990. Selon le juge : 

    L’intérêt protégé par l’article 2 CEDH est le droit à la vie; cela inclut les situations liées à l’environnement qui affectent ou menacent d’affecter le droit à la vie. L’article 8 de la CEDH protège le droit à la vie privée, à la vie de famille, au domicile et à la correspondance. L’article 8 de la CEDH peut également s’appliquer dans des situations liées à l’environnement. Ce dernier point est pertinent si (1) un acte ou une omission a un effet négatif sur le domicile et / ou la vie privée d’un citoyen et (2) si cet effet négatif a atteint un certain niveau minimal de gravité.

    La Cour poursuite : En vertu des articles 2 et 8 de la CEDH, le gouvernement a des obligations à la fois par action et omission concernant les intérêts protégés par ces articles: cela inclut l’obligation de prendre des mesures positives et concrètes pour prévenir une future violation de ces intérêts (en bref: un devoir de diligence ). Une atteinte future à un ou plusieurs de ces intérêts est présumée exister si l’intérêt concerné n’a pas encore été touché, mais risque d’être touché du fait d’un acte / activité ou d’un événement naturel. (…)

    En bref, l’État a l’obligation positive de protéger la vie des citoyens relevant de sa compétence en vertu de l’article 2 CEDH, tandis que l’article 8 CEDH crée l’obligation de protéger le droit à la maison et à la vie privée. (…) ”

    En résumé, la plus haute cour néerlandaise indique que, le réchauffement climatique mettant en péril la santé et le droit à la vie de ses concitoyen.ne.s, il existe une obligation positive d’action dans la lutte contre les changements climatiques. Les droits à la vie et à la santé sont donc reconnus comme des droits exigeant des pouvoirs publics et des personnes non publiques de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

    Demandant la même obligation d’action des pouvoirs européens, en 2018, 10 familles d’Europe, du Kenya et de Fiji ont poursuivi en justice le Parlement et le Conseil Européens pour avoir autorisé un un niveau trop élevé d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et d’ainsi ne pas avoir protégé les citoyen.ne.s du réchauffement climatique. Parmi les préjudices subis par ces familles, les plaignant.e.s kenyan.ne.s expliquent être particulièrement inquièt.e.s pour leur santé et celle de leurs enfants, avec des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes. Pendant ces périodes chaudes, les enfants souffrent d’éruptions cutanées sur la peau, de maux de tête fréquents et de troubles du sommeil.

     

    Le réchauffement affecte les inégalités et les inégalités de santé

    Le changement climatique se nourrit des inégalités. 10% des plus riches émettent 50% des émissions de GES, les 50% les plus pauvres, 10% d’entre elles, tandis que 100 entreprises seulement ont émis 70% des émissions depuis 1988.

    Le changement climatique accroît également les inégalités en matière de santé, et d’accès au soin : 

    ⁃femmes / hommes ;

    ⁃pauvres / riches ;

    ⁃et évidemment, entre les Etats, ou encore les territoires (avec par exemple en France, le cas des Outre-Mer qui sont affectés de manière disproportionnée par les impacts sanitaires du changement climatique). 

    Les enjeux de santé sont donc bel et bien une question de solidarité. 

     

    La question climat et santé pose donc la question, afin de protéger les droits à la vie et à la santé, de l’adaptation : de nos villes, de nos territoires, de nos infrastructures de santé, de l’accès à la médecine…

    Demande d’adaptation…

    … Des connaissances : et à ce titre, la reconnaissance de l’exposome dans la loi, qui sera abordée plus tard dans ce colloque, a permis de dégager des crédits bienvenus de recherche sur l’exposition des populations aux diverses pollutions, dont celles créées par le changement climatique 

    Des territoires : îlots de verdure et de fraicheur, sources d’eau, mais aussi aménagement avec l’adaptation des bâtiments et de leurs systèmes énergétiques face aux canicules et vague de froid ou encore déserts médicaux. L’intervention d’Anne Souyris dans le cadre de ce colloque est donc bienvenue pour nous expliquer comment Paris, particulièrement active sur le sujet du climat, prend en main cet enjeu majeur.

    Des modes et conditions de travail :10 décès sur les lieux de travail attribuables à la chaleur ont été enregistrés au cours de l’été 2017 (rapport de l’ANSES sur les risques professionnels).

    Aussi évidemment des services médicaux et d’urgence : canicule et sécheresse, épidémies… On sait par exemple que les consultations dans les services d’urgences pour des maux liés à la canicule soient « relativement faibles, autour de 4% » (Buzin).  Sur les 650 services d’urgence hospitaliers en France, 18 sont « en tension », donc « ce n’est pas massif », a affirmé la ministre. Mais ça pourrait le devenir…

    Enfin des outils de solidarité et de l’innovation sociale : Les mairies ont été invitées à tenir des registres communaux pour recenser les personnes isolées ; à identifier précisément les lieux réfrigérés qui pourraient être mis à la disposition des plus vulnérables telles que les personnes en situation de précarité ou sans domicile.

    le recours à de nouveaux systèmes de protection sociale :

    Dans divers cas liés à la santé environnementale, la difficulté d’établir une stricte liste des pollueurs, de répartir la charge de la culpabilité, ou encore le lien de causalité entre l’acte et le dommage subi, entravent à la fois la justice climatique et le déploiement de systèmes de protection sociale adaptés

    Ces dernières années, les demandes de création de divers fonds d’indemnisation liés à la dégradation de l’environnement se sont faites entendre, suivant celle liée à l’amiante. 

    Tout comme les batailles ouvrières du XIXe siècle ont donné naissance à la responsabilité objective des employeurs dans le cadre d’accidents du travail puis à la création de la Sécurité sociale, il est possible que des batailles citoyennes émergent pour faire valoir le principe du pollueur-payeur et l’instauration d’un nouveau système de sécurité sociale qui tiendrait pleinement compte de la dégradation environnementale.

    **

    Atténuation des émissions, adaptation au changement climatique, et adaptation de notre système de santé… Ces actions sont aujourd’hui nécessaires. Car pour conclure en reprenant les termes des organisateurs de ce colloque dans une tribune récemment publiée, en premier lieu Mme Esther Benbassa,  mais aussi David Belliard, lutter pour le climat, n’est-ce-pas lutter pour la survie de notre espèce ?

    Voir l’ensemble des enregistrements de cette journée > 

  • CP / GIEC : un rapport qui nous oblige

    CP / GIEC : un rapport qui nous oblige

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE/ Notre affaire à tous, le 8 octobre 2018

    Le résumé du rapport du GIEC-Groupe d’experts international du climat publié ce jour nous oblige toutes et tous à l’action pour garantir la justice climatique. Après Jean Jouzel et Antonio Guterres, c’est désormais à 6000 expert.e.s de nous interpeller sur les deux années qu’il nous reste pour agir et tenir les objectifs de l’Accord de Paris : limiter le réchauffement à +1,5°C. Un objectif qui aura d’ores et déjà des impacts sévères sur la planète et ses habitant.e.s, engendrera la violation des droits humains et accroîtra les inégalités. Etats et entreprises doivent agir.

    Les écarts d’impacts d’un réchauffement de +1,5°C et de +2°C sont abyssaux, alors même que le réchauffement climatique actuel, de +1°C, change déjà nos territoires et enfreint nos droits à la vie, à la santé, à la propriété… ainsi que l’ont soulevé les 10 familles plaignantes du People’s Climate Case en assignant en justice l’Union européenne pour inaction climatique.

    Or, le GIEC nous indiquer qu’au rythme actuel, nous atteindrons le +1,5°C entre 2030 et 2052, et les +5,5°C d’ici la fin du siècle. Quant aux engagements pris lors de l’Accord de Paris, ils nous conduisent vers un réchauffement de +3°C.

    Il est encore temps d’agir, Etats et entreprises y sont tenues. Ce que dit aussi le GIEC, c’est qu’il est encore possible de ne pas dépasser les +1,5°C, notamment en sortant du charbon, du gaz et du pétrole, ces énergies fossiles responsables des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre. Alors que celles de la France et de l’Union européenne ont augmenté depuis l’Accord de Paris, celles-ci devront toutefois chuter drastiquement avant 2030 (-45%) et le monde devrait atteindre la neutralité carbone en 2050.

    Pour Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous : “L’Accord de Paris contraint l’ensemble des parties prenantes, des Etats et pouvoirs publics au secteur privé et notamment les grandes entreprises pollueuses. Elles doivent aujourd’hui se mettre au service d’une trajectoire à maximum +1,5°C, sans quoi les juges devront les y contraindre.”

    “Nous sommes mobilisé.e.s, et déterminé.e.s : à travers les alternatives, la mobilisation citoyenne et l’appel à la justice, nous sommes de plus en plus nombreux.ses à souhaiter contraindre les pouvoirs publics et privés à respecter leurs obligations de protection des populations et du vivant.

  • CP/ Environnement : le gouvernement en pleine schizophrénie et régression environnementale

    CP/ Environnement : le gouvernement en pleine schizophrénie et régression environnementale

    Le 5 octobre 2018

    Un projet de loi présenté ce mercredi en Conseil des Ministres prévoit, sous couvert de simplification du droit de l’environnement, de faire régresser de nombreuses dispositions environnementales, en matière de chasse et de biodiversité, de qualité de l’eau et de gestion des déchets. Une nouvelle illustration de la dichotomie de l’Etat français entre promotion d’une meilleure protection du climat et de l’environnement à l’international, et actes concrets contradictoires. Alors que vient d’être annoncée la reprise des débats sur la révision Constitutionnelle, Notre affaire à tous rappelle la nécessité et l’urgence d’intégrer le principe de non-régression dans l’article 1er dans la Constitution.

    Le 3 octobre, le Conseil des Ministres a présenté un projet de loi visant à supprimer les sur-transpositions de directives européennes en droit français. Pour Marie Toussaint, Présidente de l’association : “Sous couvert de simplification, le gouvernement s’apprête à porter un nouveau coup au droit de l’environnement ! L’écart entre les discours et les actes est abyssal, consternant et irresponsable à l’heure où les scientifiques et le comité du GIEC ne cessent de tirer l’alarme.” Sont en effet particulièrement concernées les dispositions sur la conservation des oiseaux sauvages, pour permettre la chasse de certains oiseaux pendant leur migration, un report des échéances fixées pour atteindre un bon état écologique de certaines masses d’eau, sans limite dans le temps, ou encore des dispositions relatives à la gestion des déchets.

    Alors que la biodiversité s’effondre, que le CNRS affirme que les oiseaux disparaissent « à une vitesse vertigineuse », le gouvernement s’apprête à autoriser,sous prétexte de simplification administrative, la chasse aux oiseaux pendant les périodes de migration, « pour prévenir les dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries et aux eaux ».

    Alors que seulement la moitié des cours d’eau sont en bon état écologique, le gouvernement s’apprête,pour les mêmes raisons invoquées,  à supprimer tout délai pour l’atteinte du bon état écologique des masses d’eau lorsque « les conditions naturelles ne permettent pas de réaliser les améliorations de l’état des masses d’eau dans les délais prévus ».

    Alors que les français sont de plus en plus sensibles à leur alimentation, le gouvernement s’apprête, toujours par souci de simplification, à supprimer toute déclaration de cession d’antibiotiques vétérinaires pour plus de 50% des établissements concernés.

    « En même temps », Emmanuel Macron ne cesse de défendre à l’étranger le projet de Pacte mondial pour l’environnement qui consacre le principe de non régression.

    Selon le compte rendu du Conseil des ministres du 3 octobre, « Le Gouvernement porte (…) une attention particulière au phénomène de sur-transposition des directives de l’Union européenne, qui consiste à adopter des normes nationales plus contraignantes que celles qui résultent strictement des directives européennes, sans que cela ne soit justifié par la volonté d’atteindre, au plan national, des objectifs plus ambitieux que ceux qui sont fixés au niveau européen dans le domaine concerné ». Ainsi, par les mesures de « simplification » proposées, le gouvernement indique clairement abandonner toute ambition en matière d’environnement pour s’aligner sur les plus faibles standards européens.

    Pour Sébastien Mabile, avocat et membre de l’association, “Cette politique du « en même temps » confine à l’absurde lorsque le gouvernement qui porte le principe de non régression auprès des dirigeants étrangers s’engage dans une régression majeure des normes environnementales à des fins purement électoralistes”. Près de 30% des français.es font pourtant de la protection de l’environnement une priorité de l’action future du gouvernement en 2018.

    Notre Affaire à Tous demande à l’ensemble des parlementaires de se mobiliser contre le projet de loi portant suppression de sur-transpositions de directives européennes en droit français afin de mettre en échec la politique de régression environnementale et de soutenir lors du prochain débat sur la réforme constitutionnelle l’intégration du principe de non régression au sein de la Constitution.

  • CP / Pollution de l’air : face à l’inaction, 78 organisations et médecins saisissent à nouveau le Conseil d’Etat 🗓

    Paris, le 2 octobre – Plus d’un an après que le Conseil d’Etat a exigé du gouvernement français un plan d’action urgent pour réduire la pollution de l’air, 78 requérants, parmi lesquels des médecins et des associations de défense de l’environnement et de la santé, portent un nouveau recours pour dénoncer l’inertie du gouvernement.

    People gather on the Seine river banks on March 10, 2018 in central Paris for a demonstration to keep as pedestrian zones the banks that have been closed to circulation after February’s flooding in the capital. / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

    Malgré la victoire historique obtenue avec l’arrêt du 12 juillet 2017 du Conseil d’Etat sur une requête des Amis de la Terre France [1], le gouvernement continue d’ignorer cette décision de justice et tarde à prendre des mesures efficaces pour améliorer la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire.

    En effet, les feuilles de route envoyées par le gouvernement à la Commission européenne ne présentent aucune mesure urgente, malgré l’injonction qui était faite et alors que scientifiques, personnels soignants et citoyens multiplient les alertes, notamment concernant les concentrations excessives de particules fines et de dioxyde d’azote. La pollution de l’air est ainsi la troisième cause de mortalité en France, après l’alcool et le tabac [2], affectant en premier lieu les personnes les plus vulnérables.

    Pour les 78 requérants, parmi lesquels des médecins et des associations de défense de l’environnement et de la santé nationales comme Les Amis de la Terre, Greenpeace, France Nature Environnement, UFCNA, Notre Affaire à Tous, Respire, mais aussi des associations locales [3], l’objectif de ce recours est de contraindre le gouvernement à respecter la décision de la plus haute juridiction de l’Etat par une exécution forcée de la décision sous astreinte. Le taux de l’astreinte demandé est fixé à 100 000 euros par jour de retard, un montant dérisoire comparé au coût exorbitant de la pollution de l’air estimé à près de 100 milliards d’euros par an [4].

    L’objectif est ainsi de contraindre l’Etat à prendre des mesures au plus vite, sans attendre le procès européen. La Commission européenne a en effet également décidé de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) en vue de demander la condamnation de la France. Parmi ces mesures, les organisations attendent notamment la mise en oeuvre urgente de zones à faibles émissions dans les agglomérations les plus exposées à la pollution, un soutien financier ambitieux de l’Etat aux collectivités territoriales pour leurs projets de transports en commun et de développement du vélo, et la relance du fret ferroviaire en France sur les lignes existantes, en particulier pour désengorger les vallées alpines.

    Le Communiqué de Presse Commun Pollution de l’air

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    [1] Le Monde, Le Conseil d’Etat enjoint au gouvernement de prendre des mesures urgentes contre la pollution [2] Selon une étude de Santé Publique France De plus, le rapport de la cour des comptes européenne (CCE) du 11 septembre 2018 sur la pollution de l’air rappelle que cette nuisance est le principal facteur environnemental de risque pour la santé dans l’Union européenne. [3] La liste complète des 77 requérants est disponible ci-dessous [4] Selon le rapport de la commission du Sénat Aichi de juillet 2015.

    Liste des 78 requérants

    1) L’association « Les Amis de la Terre France »

    2) L’association « Les Amis de la Terre Paris »

    3) L’ « Association de défense contre les nuisances aériennes »

    4) L’association « France Nature Environnement Ile-de-France »

    5) L’association « Les Amis de la Terre Val de Bièvre »

    6) L’association « France Nature Environnement Provence-Alpes-Côte-d’Azur »

    7) L’association « France Nature Environnement Bouches-du-Rhône »

    8) L’association « Collectif Anti Nuisance L2 »

    9) L’association « Cap au Nord »

    10) L’association « Association de défense du site du Réaltor et de son environnement »

    11) L’association « RAMDAM »

    12) L’association « Sauvons la Mathilde »

    13) L’association « NOSTERPACA »

    14) L’association « CIRENA »

    15) L’association « Rires sans frontière »

    16) L’association « Association Nature du Nogentais »

    17) L’association « Les Amis de la Terre Loire Atlantique »

    18) L’association « Autrement Pour les Aménagements des Contournements (autoroutiers et ferroviaires) de l’Habitat et de l’Est »

    19) L’association « Les Amis de la Terre Côte d’Or »

    20) L’association « Défense des Intérêts des Riverains de l’Aérodrome de Pontoise-Corneilles en Vexin »

    21) Monsieur Simon BAUMERT

    22) L’association « SOS PARIS »

    23) Monsieur Thomas BOURDREL, Docteur en médecine

    24) Monsieur Thierry REEB, Docteur en médecine

    25) L’association « Nos Villages Se Soucient de leur Environnement »

    26) L’association « Champagne-Ardenne Nature Environnement »

    27) L’association « Les Amis de la Terre Dunkerque »,

    28) L’association « Association pour la Sauvegarde du Patrimoine et de l’Environnement à Antony »

    29) L’association « GREENPEACE »

    30) L’association « Association de Défense de l’Environnement et de la Population de Toussieu »

    31) L’association « Val de Seine Vert »

    32) L’association « Association pour la Sauvegarde de Boulogne Nord-Ouest »

    33) L’association « Toulon Var Déplacements »

    34) L’association « Association InterVillage pour un Environnement Sain »

    35) L’association « Marennes contre les nuisances »

    36) L’association « COFIVER »

    37) Monsieur Arnault PFERSDORFF

    38) Monsieur Emmanuel PROVOT

    39) L’association « Respect Environnement »

    40) La fédération « FRACTURE »

    41) L’association « Union Française Contre les Nuisances des Aéronefs »

    42) L’association « Forum sud francilien contre les nuisances aériennes »

    43) Madame Barbara BOUILLON

    44) Madame Sophie RABOURDIN

    45) L’association « Environnement 92 »

    46) L’association « Chaville Environnement »

    47) L’association « Comité Riverains Aéroport Saint-Exupéry »

    48) L’association « France Nature Environnement Centre Val de Loire »

    49) L’association « Les Amis de la Terre Nord »

    50) L’association « Actions Citoyennes pour une Transition Energétique Solidaire »

    51) L’association « Association de Concertation et de Proposition pour l’Aménagement et les Transports »

    52) Madame Maïté SEEGMULLER

    53) L’association « CIQ Saint Jean de Tourette Protis »

    54) L’association « Association Vexinoise de Lutte Contre les Carrières Cimentières »

    55) L’association« Alertes Nuisances Aériennes »

    56) L’association « Nord Ecologie Conseil »,

    57) L’association « France Nature Environnement Guadeloupe »

    58) L’association « Notre affaire à tous »

    59) L’association « Association de protection des collines peypinoises »

    60) L’association « France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté

    61) L’association « Respire »

    62) L’association « Vivre et Agir en Maurienne »

    63) L’association « ALOFA TUVALU »

    64) L’association « Les Amis de la Terre Landes »

    65) L’association « Meurthe et Moselle »

    66) L’association « France Nature Environnement Paris »

    67) L’association « Sommeil et santé »

    68) L’association « Association Niçoise pour la Qualité de l’air et l’Environnement et de la Vie »

    69) L’association « Réseau Vert Provence »

    70) L’association « Fédération Alsace Nature »

    71) L ’« Association de défense de l’environnement de Chaponnay »

    72) L’association « Défense des riverains de l’aéroport de Paris »

    73) L’association « Union des Calanques Littoral »

    74) L’association « Crâne Solidaire »

    75 L’association « Virage énergie »

    76) L’association « Le Fer Autrement »

    77) L’association « Collectif contre les nuisances aériennes de l’agglomération toulousaine »

    78) La commune de Marennes

  • #IlEstEncoreTemps !

    Samedi dernier, nous étions plus de 130 000 partout en France pour marcher contre le changement climatique, préserver la biodiversité, et refuser la politique des petits pas de nos gouvernements ! C’était une mobilisation citoyenne absolument incroyable à laquelle Notre Affaire à Tous est fière d’avoir apporté son soutien. Ce que nous avons montré, tou-tes ensemble, et tou-tes uni-es, c’est qu’il est encore temps d’agir, et que nous, citoyen-nes, sommes prêt-es !

    « Si on a réussi à organiser de telles marches en une semaine, imaginez ce qu’on peut faire si on se structure un tout petit peu ? Un rapport du GIEC va nous annoncer début octobre qu’on a vraiment qu’une seule trajectoire possible pour continuer à vivre sur cette planète en 2100. 2100 c’est demain. Alors l’électrochoc va être là mais il faut qu’on soit prêts. Il faut qu’on se rencontre les uns les autres et il faut qu’on s’organise.« 

    La suite, c’est sur www.ilestencoretemps.fr ! 

  • Vidéos, photos et CR de nos rencontre annuelle et Assemblée générale !

    Vidéos, photos et CR de nos rencontre annuelle et Assemblée générale !

    C’est un beau week-end qui se termine pour Notre affaire à tous, avec la participation à la Marche pour le climat, mais aussi de très beaux échanges autour de la justice climatique, environnementale et sociale et la tenue de notre Assemblée générale annuelle.

    Ces échanges nous ont notamment permis de poser les grandes lignes de notre agenda pour faire vivre la justice climatique et environnementale en France en cette fin d’année 2018, et en amont d’une COP24 qui s’annonce décevante : là où nous attendons des Etats qu’ils réhaussent leurs ambitions climatiques suite à l’Accord de Paris, chacun campe sur ses positions, et la France annonce sans vergogne les retards pris sur l’ensemble des engagements énergie-climat des dernières années.

    Mais garantir l’action des gouvernements ne suffit pas, si celle-ci ne s’appuie pas sur la régulation des activités privées et la fin des activités destructrices de notre environnement et de nos ressources ! Nous poursuivrons donc également nos activités visant à faire reconnaître les crimes d’écocide et la responsabilité objective des multinationales polluantes.

     

    Les inégalités climatiques dans le viseur

    Avec et auprès de Maurice Feschet et sa famille, nous soulignons que le réchauffement

    climatique a déjà des impacts sur nos vies quotidiennes, sur notre territoire. Maurice fut dont l’un des invité.e.s d’honneur de cette rencontre.

    Nous avons également réuni, lors d’une table-ronde dédiée, les expert.e.s Catherine Larrère, philosophe émérite, Guillaume Faburel, géographe, Marie Drique, doctorante en sciences politiques, et Guillaume Durin, activiste, pour réfléchir à comment construire avec les premières victimes de la dégradation environnementale : les plus précaires, notre action pour préserver la planète. Parce que oui, la dégradation ne nous impacte pas tou.te.s de la même manière !

    La table-ronde est visionnable ici : https://www.facebook.com/NotreAffaireATous/videos/522227778228893/

    Retrouvez le podcast de la table-ronde :

    A la suite de cette table-ronde, nous nous sommes rendu.e.s à la Marche pour le climat, que vous pouvez retrouver dans de nombreuses vidéos ! –>

    Assemblée générale et organisation de l’association : le compte-rendu provisoire

    L’Assemblée générale, outre ses aspects juridiques et budgétaires, nous a permis de revenir sur les projets que nous menons et l’organisation de l’association et des groupes de travail en fonction des différents projets.

    Vous retrouverez ici le PV provisoire du 9 septembre 2018 (devant encore être validé) de cette Assemblée générale.

    Les documents de l’Assemblée générale :
    Documents adoptés à l’unanimité et sans modification :
    Documents complémentaires pour information :

    Bonne lecture, et rejoignez-nous !

  • Notre Affaire à Tous soutient la marche pour le climat organisée le samedi 8 septembre partout en France !

    Notre Affaire à Tous soutient la marche pour le climat organisée le samedi 8 septembre partout en France !

    “Avons-nous commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? La réponse est NON” : voilà les mots avec lesquels Nicolas Hulot a démissionné de son poste de Ministre de la transition écologique et solidaire.

    Dans la foulée, de nombreuses initiatives citoyennes ont émergé, visant à exprimer une préoccupation majeure pour la défense de la planète et le respect des limites planétaires. Plusieurs marches sont ainsi organisées partout en France le samedi 8 septembre prochain.

    Notre affaire à tous, qui organise ce même jour sa rencontre annuelle à Paris autour de la justice climatique et de l’égalité environnementale, participera à la Marche pour le climat organisée de 14h30 à 16h30 au départ du Parvis de l’Hôtel de Ville, et appelle à participer à l’ensemble des marches qui seront organisées à travers la France à cette occasion. D’autres organisations la soutienne également déjà : 350 France, Attac France, l’association SOL, le CRID, BLOOM, ZEA océans, One Voice, Partager c’est sympa, One Voice, Planète altruiste, le WARN…

    Ces marches se tiennent dans le contexte d’une mobilisation mondiale pour le climat : Rise for climate, qui décompte pas moins de 600 événements organisés à travers le monde.

    Au-delà de l’enjeu climatique, c’est également pour la biodiversité, contre l’artificialisation des sols, pour la santé face aux pollutions, contre les écocides et pour la préservation des communs… qu’il convient aujourd’hui, pour Notre affaire à tous, de mobiliser.

    Les marches pour le Climat en France :

    Paris : sur le site de Rise for climate ; sur facebook

    Les autres marches pour le Climat en France :
    Avignon : https://www.facebook.com/events/534882843601613/
    Bordeaux : https://www.facebook.com/events/281734615764384/
    Chamonix : https://www.facebook.com/events/1902536963388996
    Clermont : https://www.facebook.com/events/624481937946033/
    Grenoble : https://www.facebook.com/events/2194936327498260/
    Lille : https://www.facebook.com/events/1703566959769913/
    Lyon : https://www.facebook.com/events/245639469488496/
    Marseille : https://www.facebook.com/events/1904789239587932/
    Metz : https://www.facebook.com/events/333878883852346/
    Montpellier : https://www.facebook.com/events/2142385592669501/
    Nantes : https://www.facebook.com/events/845895368867592/
    Paris : https://www.facebook.com/events/1911533922247320/
    Rennes :
    https://www.facebook.com/events/313910046037437/
    Rouen
    https://www.facebook.com/events/1101422703371673/
    Strasbourg : https://www.facebook.com/events/2006922556229716/
    Toulouse :
    https://www.facebook.com/events/966124940238479/

    Dans les pays francophones :
    Bruxelles : https://www.facebook.com/events/2022045681379575/
    Genève : https://www.facebook.com/marcheclimatGE/ (le 13 octobre)
    Montreal : https://www.facebook.com/events/2081227705462521/

     

    Ils soutiennent aussi cette mobilisation : 350 France, Attac France (Officiel), Notre affaire à tous, CRID, BLOOM, SOL, WARN, Planète Altruiste, Partager C’est Sympa, One Voice, Oxfam France, La Nef – Finance éthique, Greenpeace France, France Nature Environnement, Fondation France Libertés, ActionAid France – Peuples Solidaires, L214 Ethique et Animaux, Ritimo, ATD Quart Monde France, CARE France, Collectif Cptgonesse, Les Amis de la Terre France, Reforest’Action, Fondation pour la Nature et l’Homme, AlterTour, AYYA, Réseau-Cétacés, CCFD-Terre Solidaire, Pacte Finance Climat, ASPAS – Association pour la protection des animaux sauvages, Tour Alternatiba, ANV Action non-violente COP21, Fédération Artisans du Monde, Ingénieurs sans frontières (ISF), le FFJ, NatureRights, Coordination Eau Ile-de-France…

     

    Le Manifeste de la mobilisation

    « Est-ce que j’ai une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité […], est-ce que j’ai une union nationale sur un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité et de nos propres enfants ? » Nicolas Hulot, France Inter, mardi 28 août 2018.

    L’appel est lancé ! Face aux lobbies et à un modèle économique détruisant la nature, réunissons-nous pour montrer que la réponse peut être OUI !

    Nous nous rassemblerons pour dénoncer le manque d’ambition et de concrétisation politiques en matière de lutte contre le dérèglement climatique et de protection de l’environnement, indispensables à l’égalité et la solidarité entre les populations.

    Alors que le défi environnemental et climatique est le plus grand défi auquel nous sommes confrontés, les mesures annoncées mais surtout prises par le gouvernement actuel ne sont pas à la hauteur. Il est aujourd’hui criminel d’au mieux se limiter à des effets d’annonce, au pire poursuivre des politiques qui aggravent la crise écologique.

    Alors que la diminution des gaz à effet de serre doit être drastique afin de garantir à tou.te.s le droit à un environnement sain, les multinationales de l’industrie fossile continuent à extraire toujours plus et toujours plus profond des combustibles fossiles et les émissions continuent de progresser. Alors que la santé des citoyen.ne.s est en danger, l’interdiction des pesticides tel que le glyphosate a été rejetée par les député.e.s de l’Assemblée Nationale et rien n’est fait pour s’attaquer à la pollution. La biodiversité disparaît, l’artificialisation des sols et la déforestation se poursuivent et s’aggravent. Les limites planétaires sont chaque année plus tôt dépassées.

    Le néolibéralisme doit être dépassé et l’obsession de la croissance à tout prix abandonnée au profit du climat, de la biodiversité, et de la justice sociale pour toutes et tous.

    En mobilisant toutes les forces vers ce nouveau modèle, nous créerons les conditions pour vivre ensemble en bonne santé, des millions d’emplois aux revenus décents, garantirons l’égalité sur notre territoire et avec les communautés qui sont déjà en première ligne, dramatiquement affectées par la destruction climatique et environnementale.

    Le 8 septembre, des milliers de personnes aux quatre coins de la planète se mobiliseront sous la bannière #RiseForClimate pour un avenir possible et juste. Agissons en solidarité pour la justice climatique.

    Nous y sommes prêt.e.s. Et vous ?

     

     

    • Consensus de mobilisation

     

    1. Cette journée est portée par des citoyen.ne.s, réseaux, mouvements, associations ou syndicats qui partagent le contenu du manifeste d’appel ;
    2. Nous voulons un mouvement créatif et populaire dans lequel toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent s’impliquer ;
    3. Toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent participer aux événements en portant sur elles/eux leurs messages et/ou couleurs de leurs organisations (badges, autocollants, tee-shirt) ;
    4. Toutes celles ceux qui le souhaitent peuvent venir avec des pancartes ou banderoles sans afficher l’appartenance à une organisation ;
    5. Les réseaux, mouvements, associations ou syndicats qui souhaitent défiler derrière leurs bannières sont invités à le faire à la fin des marches ;
    6. Des prises de paroles au nom de communautés impactées par le changement climatique et/ou au nom des organisateurs.trices peuvent avoir lieu au cours des événements ;
    7. Les organisations politiques qui le souhaitent peuvent relayer la mobilisation et soutenir les événements, mais sans les organiser ;
    8. Par contre, nous nous opposons à toute tentative de récupération de cette mobilisation à des fins individualistes, commerciales, nationalistes, réactionnaires ou violentes.

    Organisation de la journée :

    • A partir de 14H : rendez-vous sur le parvis de l’hôtel de ville et fabrication des pancartes
    • 14h30 : prises de paroles
      • Clémence et Maxime au nom des organisateurs/trices
      • 3 ou 4 prises de parole communauté impactées
    • 15h : une chorégraphie géante
    • 15h30 : départ de la marche – par l’avenue Victoria, boulevard de Sébastopol, avenue Saint-Martin
    • 16h30 : arrivée de la marche – Place de la République

    Ordre de la marche

    1. Espace citoyen avec toutes les personnes qui souhaitent défiler sans drapeaux et/ou bannières d’organisations ;
    2. Organisations qui souhaitent défiler derrière leurs bannières. Ordre : associations, syndicats, partis.
  • Rencontres annuelles et Assemblée générale de Notre Affaire à Tous !

    Après une année riche en mobilisations, l’équipe de Notre Affaire à Tous organisera, les 8 et 9 septembre prochains, une rencontre annuelle rassemblant adhérent.e.s, partenaires, et tous les intéressé.e.s de la lutte pour la justice climatique. 
     
    Au cours de cette année, grâce à tous nos différents soutiens, nous avons accompagné le dépôt du Recours Climat Citoyen des familles européennes ; nous avons construit des alliances et un plaidoyer solide pour l’inscription du climat et des limites planétaires dans la constitution ; nous avons travaillé sans relâche sur ce qui sera dès cet automne le premier recours en responsabilité climatique à portée globale contre l’Etat français. 
     
    Nous vous invitons donc pour clore cette année, à un week-end complet d’échanges animés, de mobilisations pour sortir des énergies fossiles, et d’élaboration commune de notre agenda de l’année pour faire vivre la justice climatique et contraindre, enfin, la France et l’Union européenne à tenir leurs engagements climat et à protéger nos droits et l’égalité !
    Vous trouverez ici le Programme complet – 8 et 9 septembrede ces deux journées. 
    Le dimanche matin sera consacré à notre Assemblée générale annuelle, en présence de Jean Jouzel, notre président d’honneur. 
    Les documents relatifs à l’Assemblée générale sont joints ci-dessous
    Retrouvez et partagez l’événement facebook ici
     
    Tout le monde, membre actif.ve ou simple curieux.se, est invité à venir prendre part aux différentes discussions tout au long du week-end. Toutefois, si vous voulez participer activement à la prise de décision et aux différents votes organisés pendant l’Assemblée Générale du dimanche, il vous faut adhérer à l’association en suivant le lien suivantCette participation est précieuse pour l’association, afin de bâtir tous ensemble les projets qui la feront vivre dans les prochains mois et prochaines années. 
     
    Et pour nous indiquer votre présence lors des différents événements du week-end, veuillez remplir ce formulaire.
     
    Nous espérons vous retrouvez nombreux.ses pour construire ensemble le monde de la justice climatique ! 
    Les documents de l’Assemblée générale :
    Documents à voter :
    Documents complémentaires pour information :
  • NDDL : l’Accord de Paris nous imposait de l’annuler

    NDDL : l’Accord de Paris nous imposait de l’annuler

    Le Premier Ministre vient d’annoncer la fin de projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes. Cette décision fait suite à plusieurs dizaines d’années de mobilisation des habitant.e.s, de collectifs et d’ONGs environnementales défendant les zones humides, la biodiversité et le climat. Avec raison : chaque projet fortement émetteur de gaz à effet de serre nous éloigne de la mise en oeuvre de l’Accord de Paris, et de nos obligations climatiques.

    Les recours juridiques contre les aéroports se multiplient dans le monde et en Europe, et il leur est régulièrement donné raison : en 2017, à Dublin comme à Vienne, les juges ont souligné la contradiction profonde entre engagements climatiques, défense des droits humains et développement de l’industrie aérienne. Sur la forme toutefois, les décisions juridiques ne parviennent pas toujours à aboutir, tant notre droit favorise les libertés économiques sur la protection de l’humain et de l’environnement.

    La décision du gouvernement sur NDL est donc une décision de bon sens, contribuant à respecter l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris : la construction de NDDL aurait entraîné au moins 12% d’émission de CO2 de plus que l’agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique. C’est également un choix qui coûtera deux fois moins cher, là où les fonds manquent pour financer la transition écologique : selon l’I4CE, 25 milliards d’euros seulement sont actuellement mobilisés contre les 60 milliards d’euros par an nécessaires.

    Nous ne pouvons baisser la garde : les débats inouïs qui se sont tenus malgré l’évidence nous prouvent  que d’autres projets climaticides pourraient être développés dans les années à venir, et que les combats d’aujourd’hui, face à l’A45, le Lyon-Turin, ou EuropaCity doivent demeurer au coeur de notre lutte globale pour le climat. Notre affaire à tous alerte le gouvernement sur la nécessité de modifier profondément notre droit afin de l’adapter à l’urgence environnementale, ainsi que nous le lui avons proposé en novembre dernier. Notamment à travers l’inscription du climat, des communs et des limites planétaires dans la Constitution, afin de garantir que ce type de projets ne puissent être déployés en France.

    Nous appelons également au retour pacifique à l’état de droit sur la ZAD : selon Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous : “La résistance à NDDL fut légitime car ce projet n’aurait jamais dû exister. C’est précisément l’inadéquation de notre droit et de notre démocratie qui a mené à son déploiement, et donc à l’occupation des terres. En 2017, 312 défenseurs des droits humains et environnementaux ont été tués dans 27 pays. Après la décision de non-lieu pour Rémi Fraisse, la France ne peut contribuer à l’augmentation de ce chiffre terrifiant”.

     

    Notre affaire à tous est une association loi 1901 constituée à l’été 2015 faisant du droit un sujet autant qu’un outil de mobilisation pour protéger les communs et le vivant. Elle s’inscrit dans le paysage mondial des recours climat.

  • Climat : des engagements en-deçà des besoins et des obligations

    Climat : des engagements en-deçà des besoins et des obligations

    Le Sommet international qui s’est tenu ce jour à Paris devait constituer un pas de plus pour la protection du climat. Le compte n’y est pas : face aux engagements volontaires qui y ont été annoncés, Notre affaire à tous rappelle aux Etats leurs obligations d’agir urgemment et concrètement par l’action et la réglementation publiques, au risque de faire face à des actions citoyennes en justice. A fortiori en France, alors que nos cinq propositions pour la justice climatique restent lettre morte.

    Le “One Planet Summit” avait vocation à réunir de nouveaux financements pour l’adaptation au changement climatique dans le monde. Douze “Clim’acts” ont été annoncés, de l’action concrète sur les voitures aux engagements financiers.

    Notre affaire à tous rappelle que la trajectoire actuellement empruntée nous emmène droit vers un réchauffement de 3,5°C, soit supérieur à l’Accord de Paris pourtant ratifié il y a déjà deux ans. Le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement le rappelait dans son rapport annuel The Emissions Gap Report 2017 : l’écart est “catastrophique” entre les promesses des Etats et les engagements actuels. Il rappelait l’existence d’un outil efficace et rapidement mobilisable pour le climat : la fin de l’exploitation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par la fin des investissements et des subventions directes et indirectes à ces énergies sales. Un outil que les Etats ont obligation d’utiliser, par la voie légale et contraignante, au regard de leurs engagements internationaux et de leurs responsabilités légales dans la protection des populations.

    A l’issue du Sommet, la déception est donc de trois ordres :

    Un manque d’ambition : Alors que le Président de la République reconnaît que « nous sommes en train de perdre la bataille climatique », les sommes concernées par les engagements sont encore trop basses. Ainsi par exemple que l’engagement de plusieurs Etats (Norvège, Qatar, Koweit…) de rendre 5% seulement de leurs fonds souverains « compatibles avec la mise en œuvre de l’accord de Paris », sans objectif chiffré de désinvestissement.

    Une absence de contraintes pour le secteur privé : Une centaine de fonds d’investissement et de pensions se sont engagés à « la transparence de leurs investissements climatiques vis-à-vis de l’ensemble de leurs actionnaires » et à élaborer « une stratégie collective de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les douze mois qui viennent ».

    Pour Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous : “On ne peut que déplorer l’absence de tout encadrement par les Etats, qui peinent encore à réglementer le secteur privé ainsi que nous le demandons, tout en espérant que les banques et les fonds d’investissement finiront par s’auto-réguler. Encore faudrait-il leur rappeler que la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a été adoptée en 1992, et que l’urgence du réchauffement est affirmée sans cesse par la communauté scientifique…

    Des engagements publics faibles : Selon le Panorama annuel des financements climat en France, publié le 6 décembre dernier par l’Institute for Climate Economics (I4CE), 25 milliards d’euros ont été investis en France durant ces deux dernières années pour la transition, là où la stratégie nationale bas carbone analyse des besoins d’un montant d’entre 45 et 60 milliards d’euros par an jusqu’en 2020, puis d’entre 50 et 70 milliards d’euros par an entre 2021 et 2030.

    Quant à l’aide française à l’adaptation pour les pays du Sud, il a été annoncé qu’elle atteindrait les 1,5 milliards d’€/an dès 2020, là où la taxe européenne sur les transactions financières, repoussée par la France, permettrait de mobiliser 22 milliards d’euros dont une bonne partie serait consacrée à l’adaptation. Dans le monde, les fonds consacrés n’atteignent que 17% des financements climat, là où l’Accord de Paris prévoit 50%.

    Contacts presse : Marie Toussaint, Présidente, marie@notreaffaireatous.org