Action des sinistré·es climatiques

Présentation

Un procès contre l’État pour être réellement protégé·es face au changement climatique

Le 8 avril 2025, Notre Affaire à Tous a lancé avec 14 sinistré·es climatiques et associations, dont les organisations de l’Affaire du Siècle, une nouvelle action en justice inédite contre l’État français. Avec ce recours, la coalition demande à l’État d’adopter des mesures efficaces et efficientes pour nous protéger toutes et tous, et de façon juste, face aux conséquences du changement climatique qui se multiplient. Après la demande préalable envoyée le 8 avril, une requête formelle a été déposée le 25 juin en l’absence de réponse de l’État.

Des requérant·es directement touché·es

Ce recours inédit réunit des personnes sinistrées de toute la France ou des associations qui les représentent : Marie, Jean-Jacques, Jean-Raoul, Salma, Racha, Salim, Florent, Evelyne, Mohamed, William, Rania.

Ils et elles font face à différentes conséquences du dérèglement climatique : maisons fissurées à cause du retrait-gonflement des argiles, problèmes d’accès à l’eau, canicules, inondations, pertes agricoles. Certain·es des sinistré·es cumulent les inégalités face aux impacts du changement climatique et sont d’autant plus impacté·es car en situation de handicap, atteint·es de maladies chroniques ou encore issu·es de quartiers populaires, de territoires ultra-marins ou des communautés des gens du voyage. Notre Affaire à Tous, en tant que membre de l’Affaire du Siècle, a pleinement participé à la construction de ce nouveau recours.

Une diversité d’actions pour obtenir des victoires concrètes

En parallèle de l’action en justice, la coalition agit aussi auprès des décideur·euses politiques, afin d’obtenir dès maintenant des changements : questions à la ministre de la Transition écologique via des député·es allié·es, lettre ouverte pour demander à rencontrer le Président de la République et le Premier ministre, colloque à l’Assemblée nationale, webinaire sur l’actualité de la coalition. Replays à retrouver sur la chaîne Youtube de l’Affaire du Siècle !

Objectifs

Inondations à répétition dans le Nord-Pas-de-Calais, canicules répétées, cyclones dévastateurs et crise de l’eau… Les effets du changement climatique sont déjà une réalité pour de nombreuses personnes en France, où les phénomènes extrêmes se multiplient et s’intensifient. Face à ces menaces, l’État reste largement défaillant : les politiques publiques d’adaptation au changement climatique sont insuffisantes, laissant des territoires entiers et leurs habitant·es dans une situation de grande vulnérabilité. Les premières victimes de cette inaction sont souvent celles et ceux qui disposent de moins de ressources pour y faire face. Les personnes précaires, marginalisées et défavorisées – en raison de leur situation économique, de leur genre, de leur âge, de leur état de santé ou de leur origine – subissent de plein fouet les conséquences de cette crise, alors qu’elles en sont les moins responsables.

Nous poussons ainsi pour : 

  • Le renforcement des politiques de protection face au changement climatique (financements supplémentaires, calendriers resserrés, etc).
  • La prise en compte des vulnérabilités des personnes en situation de handicap, atteint·es de maladies chroniques ou encore issu·es de quartiers populaires, de territoires ultra-marins ou des communautés des gens du voyage face au changement climatique.

Comment ?

Ce procès est un recours pour excès de pouvoir (REP) porté directement devant le Conseil d’Etat. On attaque notamment le 3ème Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), qui est un document qui répertorie toutes les actions d’adaptation prévues par la France.

Nos critiques ? On juge que les mesures du plan ne sont pas assez concrètes, financées ou évaluées et qu’elles n’intègrent pas les personnes les plus vulnérables. La conséquence, c’est que les individus et les territoires ne sont pas protégés face au changement climatique, alors que c’est un des rôles de l’État.

Chronologie

  • Avril 2025 : demande préalable, restée sans réponse de la part de l’Etat
  • Juin 2025 : dépôt de la requête formelle
  • Juin 2026 : réponse attendue de l’Etat

Nos ressources

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